Virus du Nil occidental : trois décès recensés en Île-de-France
Le virus du Nil occidental poursuit sa progression en France. Selon les dernières données de Santé publique France, trois personnes sont décédées en Île-de-France après avoir contracté cette infection transmise par les moustiques. La région comptait, au 28 septembre, 23 cas humains autochtones, dont plus de la moitié sous une forme neurologique.
Une hausse rapide des cas en Île-de-France
Le bilan publié le 30 septembre par Santé publique France fait état de 23 infections autochtones au virus du Nil occidental en Île-de-France. Parmi elles, 13 correspondent à des formes neuro-invasives, susceptibles d’entraîner des complications neurologiques importantes.
Le nombre de contaminations recensées dans la région a progressé de trois cas en une semaine. La dynamique est particulièrement marquée depuis la fin du mois d’août, période à laquelle neuf cas autochtones avaient été identifiés.
Trois décès sont désormais associés à ces infections en Île-de-France, selon le bulletin épidémiologique de l’agence sanitaire.
Une infection généralement discrète
Le virus du Nil occidental est principalement transmis par des moustiques du genre Culex. Ces insectes peuvent se contaminer en piquant des oiseaux infectés avant de transmettre à leur tour le virus à l’être humain.
Dans la majorité des situations, l’infection ne provoque aucun symptôme ou entraîne des manifestations peu spécifiques. Certaines personnes peuvent toutefois développer une forme plus sévère touchant le système nerveux.
Ces formes neuro-invasives peuvent notamment se traduire par des atteintes neurologiques et nécessiter une prise en charge médicale. Les complications graves restent néanmoins rares.
145 cas recensés en France hexagonale
L’Île-de-France n’est pas la seule région concernée. Au 28 septembre, Santé publique France recensait 145 cas autochtones de virus du Nil occidental dans l’ensemble de la France hexagonale.
Les contaminations ont été signalées dans plusieurs territoires, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Occitanie, en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Nouvelle-Aquitaine, dans les Pays de la Loire et dans le Centre-Val de Loire.
Cette répartition géographique témoigne d’une présence du virus désormais observée au-delà des zones traditionnellement concernées par ce type d’infection.
Un bilan déjà supérieur à celui de la fin août
L’évolution observée cette année s’inscrit dans un contexte de surveillance renforcée des infections transmises par les moustiques. La progression des cas en Île-de-France intervient alors que la France avait déjà enregistré un niveau élevé de circulation du virus en 2025.
L’année dernière, 62 cas autochtones avaient été recensés en France métropolitaine entre le début du mois de mai et la fin novembre. Cinq décès avaient alors été enregistrés.
Les autorités sanitaires suivent donc attentivement l’évolution de la circulation du virus, notamment dans les régions où des cas humains ont été identifiés.
Une surveillance sanitaire renforcée
La détection des cas humains repose sur un dispositif de surveillance destiné à identifier rapidement la circulation du virus et les éventuelles formes sévères de la maladie.
La progression enregistrée en Île-de-France souligne l’importance de cette surveillance alors que les moustiques constituent le principal vecteur de transmission à l’être humain. Les données épidémiologiques restent appelées à évoluer au fil des nouvelles déclarations et des investigations sanitaires.
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