Vision et accès aux soins : le SNOLM alerte sur le coût élevé des traitements des maladies de la rétine au Maroc
Les maladies de la rétine connaissent une augmentation importante au Maroc. Elles touchent principalement les personnes âgées et les patients atteints de diabète. Sans prise en charge rapide et continue, ces pathologies peuvent entraîner une perte progressive de la vision, voire une cécité.
Des pathologies de plus en plus fréquentes
Parmi les maladies les plus courantes figurent la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), l’œdème maculaire diabétique, les occlusions des veines de la rétine et certaines formes de myopie sévère.
Ces maladies représentent aujourd’hui une cause majeure de baisse de vision. Leur progression est liée à l’évolution démographique et à l’augmentation des maladies chroniques comme le diabète.
Des traitements efficaces mais coûteux
Les ophtalmologistes utilisent principalement les injections d’anti-VEGF pour traiter ces pathologies. Ces injections agissent directement dans l’œil pour ralentir la dégradation de la vision et stabiliser la maladie.
Cependant, leur coût reste très élevé au Maroc, pouvant atteindre plusieurs milliers de dirhams par injection. Comme les traitements doivent être répétés régulièrement, la facture devient lourde pour les patients.
Dans certains cas, cette situation pousse des malades à interrompre leur traitement, ce qui augmente le risque de complications irréversibles.
Le bévacizumab comme alternative économique
Le SNOLM met en avant le bévacizumab comme une alternative plus accessible. Son prix est largement inférieur à celui des autres anti-VEGF, ce qui pourrait faciliter la continuité des soins pour un plus grand nombre de patients.
Les spécialistes rappellent que ce médicament est utilisé depuis plusieurs années et qu’il a montré une efficacité comparable dans plusieurs études internationales.
Un appel à un encadrement clair
Malgré son utilisation fréquente, le bévacizumab n’est pas officiellement encadré en ophtalmologie au Maroc. Il est autorisé pour d’autres indications médicales, ce qui crée une zone grise pour les praticiens.
Le SNOLM appelle donc les autorités sanitaires à établir un cadre réglementaire précis afin de sécuriser son usage et de garantir une meilleure accessibilité des traitements.
Retour sur l’incident de Casablanca
Le syndicat a également évoqué l’incident survenu à l’hôpital 20 Août de Casablanca en 2023. Des complications avaient été signalées après des injections intravitréennes.
Selon les spécialistes, les enquêtes ont montré que le médicament n’était pas en cause, mais plutôt les conditions de préparation et de manipulation. Depuis, des protocoles plus stricts ont été renforcés.
Les ophtalmologistes estiment que le principal enjeu est aujourd’hui l’accès équitable aux soins. Ils considèrent que le bévacizumab pourrait jouer un rôle important dans la réduction des coûts, à condition d’être mieux encadré par les autorités.
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