Volkswagen évalue un déplacement de sa production sud-africaine vers le Maroc
Le constructeur allemand Volkswagen envisage de réorienter certaines de ses capacités industrielles hors d’Afrique du Sud, le Maroc étant cité parmi les destinations possibles. Cette réflexion découle d’une série de fragilités structurelles affectant le secteur automobile sud-africain, jugées désormais préoccupantes pour l’avenir manufacturier du groupe dans la région.
Lors de la troisième édition du Volkswagen Indaba, le 4 février, Martina Biene, directrice générale de Volkswagen Group Africa, a dressé un constat sans concession : « L’industrie automobile sud-africaine se trouve à un carrefour décisif », précisant que quatre forces majeures façonnent ce moment critique et que le secteur partage l’analyse des mesures nécessaires.
La première inquiétude réside dans la faible demande nationale. La production sud-africaine a légèrement dépassé 610 000 véhicules l’an dernier, loin du million visé par le plan directeur automobile du pays. « Avec ce volume, l’Afrique du Sud se classe au 23ᵉ rang mondial. Un seul constructeur en Inde produit plus que l’ensemble de l’industrie sud-africaine réunie », a souligné Mme Biene, pointant l’impact sur les achats, les investissements des fournisseurs et la compétitivité générale.
Parallèlement, la part des véhicules assemblés localement dans les ventes domestiques poursuit son recul : de 56 % en 2006, elle est tombée à environ 33 % aujourd’hui, les importations représentant 67 % du marché. Ce glissement réduit considérablement l’efficacité des mécanismes d’incitation liés à la production locale.
Autre tension : la dépendance aux marchés européens, alors que ceux-ci accélèrent la transition vers les véhicules électriques. « L’Europe se tourne vers l’électrique, et l’Afrique du Sud n’a pas préparé cette transition », avertit Mme Biene. Volkswagen exporte près de 76 % de ses véhicules sud-africains, principalement vers l’Europe. Les pénalités carbone ont déjà réduit les commandes de près de 20 000 unités cette année, une tendance qui pourrait peser encore davantage sur les volumes.
Si le groupe maintient son engagement local en introduisant des hybrides légers et en explorant d’autres marchés africains, la dirigeante rappelle que « les constructeurs de grande diffusion ne peuvent survivre en ne comptant que sur les exportations ». Dans ce contexte, le Maroc, avec sa stabilité énergétique, sa proximité géographique avec l’Europe et son écosystème industriel en développement, apparaît comme un choix stratégique de plus en plus plausible pour Volkswagen.
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