Washington durcit le ton : Maduro visé via la liste FTO
Les États-Unis annonceront lundi l’inscription du « Cartel des Soleils » sur la liste des organisations terroristes étrangères (FTO). Cette structure, que Washington affirme être dirigée par le président vénézuélien Nicolas Maduro, s’ajouterait à un registre jusqu’ici dominé par des groupes islamistes, séparatistes ou des organisations criminelles transnationales.
La décision est portée par le département d’État sous la houlette de Marco Rubio, figure de la ligne dure, qui considère cette désignation comme une étape nécessaire dans la lutte contre les réseaux criminels opérant dans la région.
De nombreux experts contestent toutefois l’existence même d’un cartel structuré, évoquant plutôt un ensemble de circuits de corruption tolérant ou facilitant certaines activités illicites.
Un signal militaire inquiétant
L’annonce intervient dans un contexte de montée des tensions : Washington a déployé dans les Caraïbes son plus grand porte-avions, accompagné d’une importante flotte, officiellement dans le cadre d’opérations antidrogue.
Caracas y voit une manœuvre visant à affaiblir Maduro et à prendre le contrôle des ressources pétrolières du pays.
Selon l’universitaire Juan Manuel Trak, cette désignation pourrait offrir « une multitude de nouvelles options » à l’administration américaine, allant du renforcement des sanctions à des actions militaires ciblées.
Les États-Unis ont déjà mené une vingtaine de frappes aériennes dans la région, causant 83 morts selon les chiffres officiellement avancés. Des analystes jugent « presque imminente » la possibilité d’actions plus musclées.
Économie asphyxiée et risques accrus pour les partenaires
Le Venezuela subit déjà un lourd régime de sanctions depuis 2019, dont un embargo pétrolier contraignant Caracas à écouler ses volumes au noir, moyennant des rabais importants.
La désignation FTO pourrait accentuer l’isolement économique du pays : les entreprises internationales risquent d’adopter une stratégie de « sur-conformité » par crainte de sanctions, touchant des secteurs jusqu’ici relativement épargnés.
Pour l’instant, Washington n’a pas remis en cause la licence accordée à Chevron ni les exportations clandestines de brut, mais plusieurs experts estiment qu’une éventuelle saisie de navires deviendrait légalement possible avec ce nouveau statut.
Une telle mesure pourrait compliquer davantage les circuits d’exportation vénézuéliens et accroître les rabais consentis aux acheteurs.
Une possible négociation Trump–Maduro ?
Malgré la montée des tensions, une fenêtre diplomatique demeure théoriquement ouverte.
Donald Trump affirme que les « jours de Maduro sont comptés », tout en indiquant qu’il serait prêt à discuter « à un moment donné ». Le président vénézuélien se dit également disposé à un échange « face à face ».
Néanmoins, plusieurs analystes doutent d'un scénario de transition politique à court terme.
Selon Juan Manuel Trak, la chute de Maduro reste « très peu probable », tout comme une arrivée au pouvoir de l’opposition menée par la prix Nobel de la paix Maria Corina Machado.
Maduro, qui multiplie les démonstrations publiques de confiance et les exercices militaires, s’appuie sur un réseau de loyautés internes que les analystes jugent encore solide.
-
14:04
-
13:58
-
13:54
-
13:45
-
13:31
-
13:21
-
13:05
-
13:05
-
13:03
-
13:01
-
12:44
-
12:30
-
12:08
-
11:45
-
11:43
-
11:30
-
11:13
-
11:05
-
11:00
-
10:40
-
10:38
-
10:33
-
10:15
-
10:04
-
10:00
-
09:44
-
09:40
-
09:37
-
09:31
-
09:30
-
09:04
-
09:00
-
08:52
-
08:45
-
08:41
-
08:30
-
08:30
-
08:24
-
08:04
-
08:03
-
07:47
-
07:40
-
07:33
-
07:30
-
07:26
-
07:22
-
07:13
-
07:08
-
07:04
-
06:59
-
06:53
-
06:49
-
22:44
-
22:30
-
22:00
-
21:44
-
21:31
-
21:00
-
20:44
-
20:30
-
20:00
-
19:44
-
19:33
-
19:31
-
19:09
-
19:00
-
18:45
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:40
-
17:30
-
17:00
-
17:00
-
16:44
-
16:39
-
16:33
-
16:24
-
16:04
-
16:00
-
15:57
-
15:46
-
15:45
-
15:33
-
15:29
-
15:02
-
15:00
-
15:00
-
14:52
-
14:45
-
14:42
-
14:31
-
14:22