WhatsApp, Facebook, Telegram : les nouvelles armes des escrocs pour voler données et argent
Les escroqueries en ligne continuent de gagner du terrain au Maroc, où les fraudeurs parviennent désormais à convaincre leurs victimes en un temps record. Une récente étude menée par Kaspersky révèle que près de la moitié des arnaques recensées dans le Royaume aboutissent en moins de trente minutes après le premier contact entre l’escroc et sa cible.
Les applications de messagerie figurent aujourd’hui parmi les outils privilégiés des cybercriminels. WhatsApp, Facebook et Telegram sont les plateformes les plus fréquemment utilisées pour approcher les internautes. Les fraudeurs s’appuient sur des messages soigneusement élaborés, imitant parfois des proches, des amis ou encore des entreprises reconnues afin d’instaurer rapidement un climat de confiance.
Les résultats de l’enquête montrent que 49,3 % des cas de fraude enregistrés au Maroc se concrétisent dans les trente minutes suivant le premier échange. Dans certaines situations, quelques minutes suffisent pour que les victimes communiquent de l’argent ou des informations sensibles.
Cette tendance s’inscrit dans un phénomène mondial. Plus de la moitié des personnes interrogées à l’échelle internationale déclarent avoir transmis des fonds ou des données personnelles dans la demi-heure suivant le début de la conversation avec l’escroc. Plus inquiétant encore, 14 % d’entre elles affirment avoir agi en moins de cinq minutes.
Les cybercriminels misent également sur une stratégie multicanale pour renforcer leur crédibilité. Près des deux tiers des arnaques observées passent par plusieurs moyens de communication. Un échange peut ainsi débuter par SMS avant de se poursuivre sur WhatsApp ou une autre application, donnant l’impression d’une interaction authentique.
Les conséquences financières demeurent importantes. Au Maroc, la perte moyenne déclarée par les victimes atteint environ 733 dollars. Si certains internautes indiquent avoir perdu des montants relativement modestes, près de 8 % des victimes rapportent des pertes dépassant 1.350 dollars.
Au-delà de l’aspect financier, les fraudeurs cherchent également à collecter des informations personnelles. Les données les plus souvent compromises sont les noms complets, les adresses électroniques et les numéros de téléphone. Ces informations peuvent ensuite être exploitées dans le cadre d’autres opérations frauduleuses ou d’usurpation d’identité.
L’étude met aussi en évidence la récurrence du phénomène. Plus d’un quart des victimes déclarent avoir subi au moins trois escroqueries au cours des six derniers mois. Cette répétition témoigne de l’intensification des activités criminelles en ligne et de l’utilisation croissante de technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle, pour perfectionner les techniques de manipulation.
Face à cette menace grandissante, les spécialistes de la cybersécurité rappellent l’importance de la vigilance. Ils recommandent de vérifier systématiquement l’identité des interlocuteurs, de se méfier des demandes urgentes d’argent ou d’informations personnelles et de consulter un proche ou une personne de confiance en cas de doute avant toute décision.
-
08:31
-
08:27
-
08:18
-
08:03
-
08:00
-
07:51
-
07:42
-
07:40
-
07:30
-
07:07
-
07:04
-
07:02
-
23:47
-
23:32
-
23:00
-
22:44
-
22:40
-
22:32
-
22:02
-
22:00
-
21:44
-
21:31
-
21:03
-
20:44
-
20:31
-
20:02
-
19:44
-
19:33
-
19:02
-
18:44
-
18:31
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:04
-
17:00
-
17:00
-
16:59
-
16:52
-
16:52
-
16:44
-
16:31
-
16:31
-
16:30
-
16:22
-
16:07
-
16:06
-
15:41
-
15:40
-
15:31
-
15:05
-
15:00
-
14:57
-
14:44
-
14:40
-
14:30
-
14:28
-
14:02
-
14:00
-
13:42
-
13:31
-
13:25
-
13:03
-
13:00
-
12:41
-
12:40
-
12:35
-
12:30
-
12:27
-
12:21
-
12:09
-
12:02
-
11:47
-
11:41
-
11:41
-
11:30
-
11:20
-
11:11
-
11:03
-
11:01
-
10:51
-
10:40
-
10:31
-
10:30
-
10:29
-
10:16
-
10:10
-
10:02
-
09:49
-
09:40
-
09:31
-
09:12
-
09:04
-
09:00
-
08:51
-
08:48
-
08:45
-
08:42