Zelensky se dit prêt à organiser une élection présidentielle sous conditions de sécurité internationale
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mardi être « prêt » à organiser une élection présidentielle en Ukraine, répondant ainsi aux critiques de Donald Trump, qui reproche à Kiev l’absence de scrutins depuis le début de l’invasion russe. Une déclaration forte alors que le pays vit sous loi martiale depuis près de quatre ans et continue de subir des bombardements quasi quotidiens.
Le dirigeant ukrainien s’est dit disposé à convoquer le vote à condition que ses alliés garantissent les conditions de sécurité nécessaires. « Je demande maintenant, je le déclare ouvertement, aux États-Unis, et éventuellement aux partenaires européens, d’aider à garantir la sécurité pour la tenue d’élections », a-t-il déclaré face à la presse. La loi martiale en vigueur depuis février 2022 interdit la tenue d’élections en période de conflit, et les attaques russes ainsi que la mobilisation de centaines de milliers de soldats compliquent tout déroulement de scrutin.
Zelensky a néanmoins demandé au Parlement d’examiner d’éventuelles modifications de la législation électorale pour envisager un vote malgré la guerre. Cette démarche a été saluée par la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo, qui y voit un acte « courageux, démocratique et de résistance », tout en rappelant que la Russie pourrait chercher à s’ingérer dans le processus électoral.
Sur le plan diplomatique, le président ukrainien a confirmé que la proposition américaine concernant une issue au conflit avait été reformulée en trois documents distincts : un accord-cadre en 20 points, un texte sur les garanties de sécurité et un document portant sur la reconstruction post-guerre. Kiev doit transmettre une version actualisée de ces documents à Washington, alors que les discussions avec les Européens ont déjà commencé.
Zelensky a également reconnu que l’intégration de l’Ukraine à l’Otan restait hors de portée à court terme. « Nous sommes réalistes. Ni les États-Unis ni certains autres pays ne voient l’Ukraine dans l’Otan à l’heure actuelle », a-t-il admis. Alors que les débats autour de la tenue d’une élection ravivent les tensions politiques, une question demeure : comment concilier exercice démocratique et impératifs sécuritaires dans un pays toujours sous le feu russe ?
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