Italie : les syndicats appellent à une grève générale après l’interception de la flottille pour Gaza
La contestation monte en Italie après l’interception par les forces israéliennes de la flottille pour Gaza. Mercredi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Rome et à Naples pour exprimer leur solidarité avec la population palestinienne et dénoncer l’intervention israélienne.
À Rome, les protestataires ont défilé aux abords de la gare centrale en direction du Palais Chigi, siège du gouvernement italien, en scandant « grève générale » et en brandissant des drapeaux palestiniens. À Naples, des militants, dont de nombreux étudiants, ont occupé les quais de la gare centrale, paralysant le trafic ferroviaire pendant plus d’une heure avant l’intervention des forces de l’ordre.
Dès l’annonce de l’arraisonnement de la flottille Global Sumud, les principaux syndicats italiens avaient confirmé leur décision d’appeler à une grève générale nationale ce vendredi 3 octobre. Le syndicat CGIL a dénoncé « une attaque contre des navires civils transportant des citoyens italiens », qualifiant cet acte d’atteinte grave à « l’ordre constitutionnel » et à la solidarité internationale.
Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL, a affirmé que cette mobilisation vise à « réaffirmer le droit du peuple palestinien à exister et à avoir un État ». Le syndicat USB a, de son côté, accusé Israël d’avoir attaqué « une mission civile et pacifique » et appelé à un arrêt complet du travail pour dénoncer une violation flagrante du droit international.
L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a également réagi, dénonçant sur les réseaux sociaux l’« arrestation illégale » de centaines de militants et humanitaires présents à bord de la flottille.
Ces manifestations et cet appel à la grève générale illustrent la montée d’une mobilisation sociale et politique en Italie, où la question palestinienne s’impose désormais au cœur du débat public.