Rome condamne le bombardement d’une école de filles en Iran et réclame une enquête internationale
Le gouvernement italien a exprimé une vive condamnation après le bombardement meurtrier d’une école de filles survenu à Minab, dans le sud de l’Iran, au début de la guerre qui secoue actuellement le Moyen-Orient. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a dénoncé publiquement cette attaque et appelé à l’ouverture rapide d’une enquête afin d’identifier les responsables.
S’exprimant devant le Sénat à Rome, la dirigeante italienne a évoqué une tragédie humaine majeure ayant coûté la vie à plus de 150 personnes, selon les autorités iraniennes. L’explosion, survenue le 28 février, aurait touché une école de jeunes filles lors des premières heures du conflit.
Une condamnation ferme de la part de Rome
Face aux sénateurs italiens, Giorgia Meloni a déclaré que son gouvernement condamnait avec la plus grande fermeté ce qu’elle a qualifié de massacre visant des élèves. Elle a également adressé un message de solidarité aux familles des victimes, soulignant la gravité d’un tel acte dans un contexte déjà marqué par une escalade militaire dans la région.
La cheffe du gouvernement italien a insisté sur la nécessité d’établir rapidement les responsabilités afin d’éclaircir les circonstances de l’attaque. Selon elle, la transparence et la recherche de la vérité sont indispensables pour éviter que ce type de tragédie ne reste sans réponse sur la scène internationale.
Des accusations croisées dans un contexte de guerre
Les autorités iraniennes attribuent cette frappe aux États-Unis et à Israël, deux pays impliqués dans les opérations militaires menées contre l’Iran. Pour l’instant, ni Washington ni Tel-Aviv n’ont reconnu avoir conduit une telle attaque.
Le président américain Donald Trump a néanmoins indiqué qu’une enquête était en cours afin d’établir les faits. Dans ses déclarations précédentes, il avait évoqué la possibilité d’une responsabilité iranienne, alimentant ainsi les tensions diplomatiques autour de cet événement.
L’Italie plaide pour éviter une extension du conflit
Dans son intervention devant le Parlement, Giorgia Meloni a tenu à préciser la position de l’Italie face à la crise régionale. Elle a rappelé que Rome n’était pas engagée dans la guerre et qu’elle ne souhaitait pas être entraînée dans une escalade militaire.
Membre de l’Union européenne et de l’Otan, l’Italie adopte une posture diplomatique visant à privilégier la stabilité et le dialogue dans une région déjà fortement déstabilisée par les affrontements en cours.
La déclaration de la dirigeante italienne reflète les préoccupations croissantes des capitales européennes face à l’extension du conflit et à ses conséquences humanitaires. La tragédie de Minab illustre, selon plusieurs observateurs, les risques que fait peser cette guerre sur les populations civiles.