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Barrages du Sud : les pluies redonnent un souffle aux réserves hydriques de Drâa-Oued Noun

Mercredi 07 Janvier 2026 - 10:30
Barrages du Sud : les pluies redonnent un souffle aux réserves hydriques de Drâa-Oued Noun

Les récentes précipitations enregistrées dans le Sud du Royaume ont apporté une bouffée d’oxygène aux infrastructures hydrauliques relevant du bassin de Drâa-Oued Noun. Après de longs mois marqués par un déficit pluviométrique persistant, les barrages de la région commencent à afficher des signes encourageants de reconstitution de leurs réserves.

Selon les dernières données communiquées par l’Agence du bassin hydraulique de Drâa-Oued Noun, les retenues cumulées des barrages de Fask et de Touizgui ont atteint, au 6 janvier, près de 31 millions de mètres cubes. Ce volume correspond à un taux de remplissage combiné de 20 %, avec environ 20 millions de mètres cubes stockés au niveau du barrage Touizgui et 11 millions de mètres cubes pour le barrage Fask.

Une amélioration encore fragile

Si ces apports restent modestes au regard des capacités totales, ils traduisent néanmoins une évolution positive dans une zone fortement exposée au stress hydrique. À eux deux, les barrages de Fask et de Touizgui disposent d’une capacité de stockage supérieure à 157 millions de mètres cubes, répartie quasi équitablement entre les deux ouvrages. Les chiffres actuels montrent ainsi l’ampleur du chemin à parcourir pour retrouver des niveaux jugés confortables, mais confirment aussi l’impact direct des derniers épisodes pluvieux.

L’Agence souligne que ces infrastructures jouent un rôle stratégique pour l’alimentation en eau potable, l’irrigation agricole et la régulation des crues dans une région où l’eau demeure une ressource rare et vitale.

Un bassin hydraulique à forte portée territoriale

Le bassin de Drâa-Oued Noun ne se limite pas à la seule région de Guelmim-Oued Noun. Il couvre également plusieurs provinces relevant de la région de Drâa-Tafilalet, notamment Ouarzazate, Zagora et Tinghir, ainsi que la province de Tata dans la région de Souss-Massa. Cet ensemble territorial est soutenu par cinq grands barrages, dont la capacité globale dépasse 1,1 milliard de mètres cubes.

Outre Fask et Touizgui, le système hydraulique s’appuie sur les barrages Mansour Eddahbi et Sultan Moulay Ali Cherif, situés dans la province de Ouarzazate, ainsi que sur le barrage d’Agdez dans la province de Zagora. Ces ouvrages constituent l’ossature de la gestion de l’eau dans l’une des zones les plus arides du Maroc.

Des réserves en progression à l’échelle du bassin

À l’échelle de l’ensemble du bassin, les dernières pluies ont permis de porter les réserves totales à environ 318 millions de mètres cubes, soit un taux de remplissage moyen de 28 %. Une performance qui reste inférieure aux niveaux historiques, mais qui redonne un peu de marge aux gestionnaires et aux usagers, dans un contexte où la sécurité hydrique est devenue un enjeu stratégique majeur.

Pour les autorités hydrauliques, ces apports doivent être abordés avec prudence. Ils constituent une amélioration conjoncturelle, mais ne suffisent pas à compenser plusieurs années de déficit. La rationalisation des usages, l’optimisation des réseaux et la diversification des sources d’approvisionnement demeurent, plus que jamais, au cœur des priorités.


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