Coup dur pour le kickboxing marocain, Tarik Khbabez perd sa ceinture mondiale
Après le départ de Tyjani Beztati, longtemps figure dominante de la catégorie des poids légers avant son orientation vers le MMA, le kickboxing marocain subit un nouveau coup dur sur la scène internationale. La destitution de Tarik Khbabez par l’organisation Glory met un terme à une période marquée par une forte présence marocaine au sommet de cette prestigieuse ligue.
Dans un communiqué officiel, Glory a annoncé avoir déclaré vacant le titre des light heavyweight. En cause, selon l’organisation, le refus de Tarik Khbabez d’accepter une revanche face à l’Azerbaïdjanais Bahram Rajabzadeh. Ce combat devait initialement constituer l’affiche principale du Glory 107, programmé le 25 avril prochain à Rotterdam. À la suite de cette décision, Glory a également révélé l’organisation d’un combat pour la ceinture vacante entre Rajabzadeh et le Néerlandais Donovan Wisse, actuel champion des poids moyens, qui tentera ainsi un doublé historique dans deux catégories distinctes.
Khbabez conteste la version de Glory
Rapidement après l’annonce de sa déchéance, Tarik Khbabez a pris la parole pour réfuter les accusations portées contre lui. Sacré champion en octobre dernier à l’issue d’un affrontement très disputé contre Rajabzadeh — combat élu « combat de l’année 2025 » — le kickboxeur marocain affirme n’avoir jamais refusé la revanche. Il évoque plutôt une interprétation « déformée » des discussions en cours.
Dans une publication sur Instagram, Khbabez s’est adressé directement à Pierre Andurand, actionnaire majoritaire de Glory, dénonçant un manque de considération pour son statut de champion. Selon lui, la situation relève d’un désaccord contractuel et non sportif. Il explique avoir simplement demandé des garanties financières à la hauteur de l’enjeu et de l’impact médiatique du combat. « Il ne s’agit pas d’un refus, mais d’une négociation professionnelle », insiste-t-il.
Le champion déchu rappelle également que Rajabzadeh, après sa défaite face à lui, avait annoncé sa retraite avant de faire machine arrière. Accorder une revanche immédiate, sans passer par un parcours de qualification, lui semble contraire à l’esprit de la compétition. Khbabez souligne qu’après sa propre défaite en 2022, il avait dû enchaîner plusieurs victoires avant de retrouver une chance mondiale.
Une page qui se tourne pour le kickboxing marocain
Avec cette décision, Glory ne compte plus aucun champion marocain dans ses rangs, une situation inédite depuis plusieurs années. Si l’avenir de Tarik Khbabez au sein de l’organisation reste incertain, cette affaire relance le débat sur la gestion des champions, l’équilibre entre enjeux sportifs et intérêts commerciaux, ainsi que la place des négociations contractuelles dans les sports de combat professionnels.