Plan israélien à Gaza : l’Espagne et ses alliés européens tirent la sonnette d’alarme
Dimanche, l’Espagne et sept autres nations européennes ont condamné le plan israélien visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza, estimant que cette opération risquait d’aggraver la crise humanitaire et de mettre davantage en péril la vie des otages israéliens.
Cette déclaration commune, signée par les ministres des Affaires étrangères de l’Espagne, de l’Islande, de l’Irlande, du Luxembourg, de Malte, de Norvège, du Portugal et de la Slovénie, intervient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu défend vigoureusement son projet, au cœur d’une vague de critiques tant nationales qu’internationales.
Selon ces pays européens, l’offensive envisagée pourrait entraîner une mortalité « inacceptable » ainsi que le déplacement forcé d’environ un million de civils palestiniens. Ils soulignent également que l’occupation de Gaza constituerait un obstacle majeur à la mise en œuvre de la solution à deux États, considérée comme la seule voie vers une paix juste, globale et durable.
Face à cette montée des tensions, plusieurs puissances étrangères, y compris certains alliés d’Israël, ont appelé à un cessez-le-feu négocié, visant à garantir la libération des otages et à atténuer la crise humanitaire dans la bande de Gaza.
Malgré ces pressions et les divisions au sein de l’armée israélienne, Benjamin Netanyahu reste inflexible. Il affirme que cette opération « ne vise pas à occuper Gaza » mais qu’elle est « le meilleur moyen de terminer la guerre » et qu’Israël « n’a pas d’autre choix pour terminer le travail ».
Par ailleurs, un haut responsable de l’ONU a mis en garde, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, contre un plan susceptible de déclencher une « nouvelle calamité » aux conséquences régionales majeures, avec de nouveaux déplacements forcés, des pertes humaines et une aggravation des souffrances des populations civiles.