Séisme meurtrier dans le nord de l’Afghanistan : au moins 20 morts et plus de 300 blessés
Le nord de l’Afghanistan a été frappé à l’aube de ce lundi par un séisme d’une magnitude de 6,3, provoquant la mort d’au moins 20 personnes et blessant plus de 300 autres, selon des sources médiatiques locales. Les provinces de Balkh et de Samangan figurent parmi les plus touchées, où de nombreux bâtiments se sont effondrés sous la force de la secousse.
Un responsable gouvernemental a indiqué que les équipes de secours du ministère afghan de la Défense se sont rapidement rendues sur les lieux afin de porter assistance aux victimes, localiser les personnes encore coincées sous les décombres et évaluer l’ampleur des dégâts. Les autorités ont précisé que le bilan reste provisoire et pourrait s’alourdir à mesure que les opérations de sauvetage progressent.
Dans un premier temps, les autorités locales avaient annoncé un bilan de 7 morts et 150 blessés, avant de le réviser à la hausse face à l’ampleur des dégâts constatés sur le terrain. L’Institut américain de géophysique (USGS) a localisé l’épicentre à une profondeur de 28 kilomètres, près de la ville de Khulm, à l’est de Mazar-e-Charif, une agglomération de plus d’un demi-million d’habitants. La secousse a été ressentie jusque dans Kaboul et dans plusieurs pays voisins, comme le Turkménistan et l’Ouzbékistan.
Dans les zones sinistrées, les dégâts matériels sont importants. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des habitations effondrées et des équipes de secours œuvrant pour dégager des survivants. Les autorités ont appelé la population à la prudence, en raison de risques de répliques.
Ce nouvel événement tragique survient moins de trois mois après un puissant tremblement de terre qui avait touché l’est du pays en août dernier, près de la frontière pakistanaise, causant la mort de plus de 2 200 personnes et la destruction de milliers de maisons. L’Afghanistan, situé au croisement de plusieurs plaques tectoniques, reste particulièrement vulnérable aux séismes, aggravés par la fragilité des infrastructures locales.