TikTok condamné à une amende de 10 millions de dollars pour des défis mortels
Le Venezuela a infligé à TikTok une amende de dix millions de dollars suite à la mort tragique de trois adolescents vénézuéliens ayant participé à un défi viral dangereux circulant sur la plateforme. La Cour suprême du pays a dénoncé la négligence de la société dans la gestion et le contrôle des défis en ligne, ordonnant à TikTok de verser cette somme dans un délai de huit jours.
La juge Tania D’Amelio a souligné que TikTok n’avait pas pris les mesures adéquates pour empêcher la diffusion de contenus mettant en danger les utilisateurs, notamment les jeunes. Cette décision fait suite à des événements dramatiques survenus le mois dernier, où trois adolescents ont perdu la vie et environ 200 autres ont été intoxiqués après avoir inhalé des substances chimiques dans le cadre de défis viraux promus sur la plateforme.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait annoncé en novembre que des représentants de TikTok seraient convoqués devant la justice pour répondre de ces événements. En réponse à la tragédie, le gouvernement vénézuélien a également créé un fonds destiné à indemniser les victimes des défis dangereux de l’application, notamment pour compenser les dommages psychologiques, émotionnels et physiques subis par les enfants et les adolescents.
Cette amende survient alors que TikTok est sous surveillance croissante dans plusieurs pays à travers le monde. Aux États-Unis, où l’application compte plus de 170 millions d’utilisateurs, les autorités soupçonnent TikTok de collecter des données personnelles et d’être utilisée à des fins de propagande par le gouvernement chinois. Bien que TikTok réfute ces accusations, l'application fait face à des pressions importantes.
Le Canada et le Brésil ont également pris des mesures contre TikTok. Le Canada a ordonné la fermeture de la branche canadienne de l’application en raison de risques pour la sécurité nationale, sans interdire son utilisation. Le Brésil a, quant à lui, exigé de TikTok qu’il prenne des mesures pour protéger les données personnelles des mineurs, menaçant de sanctions si ces actions ne sont pas mises en place.
La décision du Venezuela s’inscrit dans un contexte mondial où la sécurité des utilisateurs, notamment des jeunes, sur les plateformes de médias sociaux est devenue une priorité pour les gouvernements.