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Maroc : les plaques d’immatriculation passent au bilingue

Dimanche 09 - 11:35
Par: Naji khaoula
Maroc : les plaques d’immatriculation passent au bilingue

Le système d’immatriculation des véhicules au Maroc évolue avec l’introduction officielle des caractères latins aux côtés des caractères arabes sur les plaques d’immatriculation. Cette modification réglementaire doit notamment faciliter l’identification des véhicules marocains à l’étranger et harmoniser leur lecture dans les différents systèmes de contrôle routier.

La réforme est actée par l’arrêté n° 640.26 du ministre du Transport et de la Logistique, signé le 26 mars 2026 et publié au Bulletin officiel n° 7531 du 3 août 2026. Le texte modifie les règles encadrant l’immatriculation des véhicules à moteur et des remorques.

Une immatriculation désormais en arabe et en latin

Selon les nouvelles dispositions, la partie correspondant à la série d’immatriculation devra comporter une ou deux lettres en arabe, réalisées selon une calligraphie marocaine unifiée, accompagnées de leur équivalent en caractères latins.

Cette évolution répond à un objectif de standardisation et de meilleure lisibilité. Elle devrait également faciliter la reconnaissance des véhicules marocains lors de leurs déplacements internationaux, particulièrement dans les pays où les systèmes administratifs et de contrôle utilisent principalement l’alphabet latin.

Une transition progressive pour les automobilistes

Le passage au nouveau modèle ne signifie pas que tous les propriétaires devront remplacer immédiatement leurs plaques. Les véhicules circulant au Maroc pourront conserver leur immatriculation actuelle jusqu’à une éventuelle mutation de propriété.

Lors de la cession du véhicule, le nouveau modèle intégrant les caractères arabes et latins sera alors délivré conformément aux nouvelles règles.

Cette période transitoire vise à éviter un remplacement généralisé et immédiat des plaques existantes tout en permettant une adoption progressive du nouveau système.

Des dispositions pour les véhicules circulant à l’étranger

Le texte prévoit également une période spécifique pour les véhicules immatriculés au Maroc et circulant hors du Royaume. Les plaques actuelles resteront admises jusqu’au 31 décembre 2026.

Cette mesure concerne notamment les automobilistes marocains se rendant en Europe. Elle apporte une période de transition supplémentaire pour les contrôles routiers et administratifs, notamment en Espagne et en Italie.

À terme, l’intégration des caractères latins devrait rendre les plaques marocaines plus facilement lisibles par les systèmes de contrôle et les agents chargés de la circulation dans les pays utilisant l’alphabet latin.

Les deux-roues concernés à partir de 2027

Les nouvelles règles prévoient également un calendrier particulier pour les deux-roues, les tricycles et les quadricycles légers.

Pour ces catégories, les dispositions relatives au nouveau système d’immatriculation entreront en vigueur le 1er janvier 2027. Les titres de propriété et les plaques actuellement utilisés resteront valables jusqu’à un transfert de propriété ou, dans certains cas, jusqu’à la délivrance d’un duplicata.

Cette mise en œuvre différée permet d’adapter progressivement les procédures administratives aux différentes catégories de véhicules.

Une procédure simplifiée pour les financements Murabaha

L’arrêté introduit par ailleurs une mesure destinée à faciliter les démarches liées à l’acquisition de véhicules par financement participatif de type Murabaha.

Désormais, le vendeur ou concessionnaire pourra déposer directement, pour le compte de l’acquéreur, le dossier nécessaire à l’obtention du certificat d’immatriculation et du titre de propriété.

Cette disposition vise à réduire les formalités supportées par l’acheteur et à fluidifier les procédures administratives liées à ce mode de financement.

Une réforme tournée vers la mobilité internationale

Au-delà de la modification visuelle des plaques, l’introduction des caractères latins constitue une adaptation du système marocain aux exigences croissantes de la mobilité internationale. Avec l’augmentation des déplacements de véhicules marocains à l’étranger, la lisibilité des numéros d’immatriculation devient un enjeu pratique pour les contrôles et les échanges administratifs.

La réforme repose ainsi sur une transition progressive, avec des échéances différentes selon les catégories de véhicules et les situations. Elle marque une nouvelle étape dans la modernisation du cadre réglementaire marocain relatif à l’immatriculation automobile.


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