Urgent 07:15 Jeux méditerranéens 2026 : le Maroc décroche le bronze en double mixte de tennis 07:00 Réseaux électriques : le chinois Nari Technology fait son entrée sur le marché marocain 06:52 Revue de presse : diplomatie, rentrée scolaire et performances marocaines au cœur de l’actualité 06:51 Météo au Maroc : chaleur, orages et vents forts attendus ce lundi 31 août 2026 15:15 HPS accélère sa croissance au premier semestre 2026, portée par l’international et l’innovation 14:45 Sofyan Amrabat affiche ses ambitions avec l’Ajax : « Je veux gagner des trophées » 14:30 Jeux méditerranéens 2026 : le Maroc s’offre le bronze après une démonstration face à l’Italie 13:15 Fruits prédécoupés sans réfrigération à Harhoura : le rayon de Carrefour soulève des questions 12:30 Montréal : le consulat marocain renforce ses services de proximité pour la communauté 12:15 Tanger Med : l’activité portuaire progresse de 6 % au premier semestre 2026 12:00 Med Paper : le chiffre d’affaires recule au premier semestre malgré une dette en baisse 11:45 Législatives 2026 au Maroc : le calendrier et les étapes pour déposer sa candidature 10:01 Maroc : Aziz Akhannouch représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI au sommet extraordinaire de l’UA à Luanda 10:00 Salafin : le financement automobile soutient l’activité au premier semestre 2026 09:45 CAN féminine 2026 : le Maroc domine l’Algérie et valide son billet pour les quarts de finale 09:30 Casablanca : les anciens étudiants marocains aux États-Unis mobilisés pour renforcer les liens entre les deux pays 09:15 App Store : Apple applique désormais la TVA de 20 % au Maroc 09:00 Maroc-Sénégal : rabat et dakar réaffirment une relation stratégique au cœur des équilibres africains 08:30 Dakhla : la Marine Royale intercepte une embarcation avec 201 candidats à la migration irrégulière

Rentabilité des pharmacies : un secteur sous pression au Maroc

Jeudi 26 Mars 2026 - 12:45
Par: Naji khaoula
Rentabilité des pharmacies : un secteur sous pression au Maroc

Le secteur des pharmacies d’officine au Maroc traverse une période délicate où la croissance globale du marché ne se traduit pas par des revenus proportionnels pour les pharmaciens. Entre 2016 et 2024, le chiffre d’affaires total des officines est passé de 11,12 milliards à 13,52 milliards de dirhams, enregistrant une hausse modérée de 21,6 % sur huit ans, soit un taux annuel moyen de 2,46 %. Pourtant, cette progression ne s’est pas traduite par une augmentation significative des revenus des professionnels eux-mêmes.

Après une baisse notable en 2018 à 951,8 millions de dirhams, les revenus des pharmaciens sont restés stables entre 1 et 1,1 milliard de dirhams entre 2019 et 2023, avant d’atteindre 1,2 milliard en 2024. Plusieurs facteurs structurels expliquent ce décalage, selon des experts du secteur.

La pression sur les marges commerciales demeure forte, en grande partie à cause de la réglementation stricte des prix des médicaments. Les médicaments de la tranche T1, dont le prix public maximum est de 166 dirhams, représentent 99 % du volume des ventes et près de 80 % de la valeur. Les tranches supérieures, T2, T3 et T4, offrent des marges limitées et concernent une part très minoritaire du marché. Cette dépendance quasi-exclusive aux marges sur les médicaments rend le modèle économique des pharmacies particulièrement vulnérable aux baisses de prix imposées par le gouvernement.

À cette contrainte s’ajoutent les charges d’exploitation, en hausse constante, incluant loyers, salaires et SMIG, avec une augmentation estimée à 47 % entre 2015 et 2025. L’ouverture régulière de nouvelles officines dans les grandes villes accentue également la concurrence, redistribuant le chiffre d’affaires existant et mettant encore plus de pression sur les revenus moyens. Selon le Conseil de la concurrence, le chiffre d’affaires moyen des officines est passé de 1,1 million de dirhams en 2016 à 950 000 dirhams en 2024, soit une baisse de 17,5 % sur huit ans.

Parallèlement, la demande de médicaments stagne malgré la généralisation théorique de la couverture sociale universelle. L’absence du tiers payant et le pouvoir d’achat limité des ménages freinent la consommation, qui reste autour de 642 dirhams par habitant et par an. Cette situation crée un déséquilibre entre l’offre et la demande, particulièrement dans les grandes villes où le nombre d’officines croît plus vite que la consommation.

L’analyse du marché par volume montre une concentration sur les médicaments peu coûteux. Les produits de la tranche T1, vendus en dessous de 278 dirhams, représentent 98,8 % des ventes, tandis que les tranches supérieures ont une part marginale. Même au sein de la tranche T1, les médicaments les moins chers, vendus jusqu’à 100 dirhams, représentent 89,5 % des ventes mais seulement 55 % de la valeur totale.

Cette distribution pousse les pharmaciens à privilégier les produits à faible coût, malgré les risques liés aux investissements dans les médicaments plus chers, à leur expiration ou à la casse. Le modèle économique des officines reste donc fragile, dépendant des marges sur des volumes élevés de produits à faible prix et soumis aux variations réglementaires et économiques.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.