Urgent 16:15 Tanger met l’artisanat marocain à l’honneur avec une exposition réunissant 90 exposants 15:45 Anniversaire de SAR la Princesse Lalla Meryem : un engagement constant en faveur des femmes et des enfants 15:00 Plaques d’immatriculation au Maroc : ce qui change avec le nouveau modèle et l’échéance du 31 décembre 14:45 Rentrée scolaire 2026-2027 : Meknès renforce les préparatifs dans les établissements 14:00 Kénitra : l’usine automobile de Stellantis accélère sa montée en puissance 13:30 Élections législatives 2026 au Maroc : les électeurs commencent à recevoir leurs avis de bureaux de vote 13:00 Accidents de la circulation : 28 morts et plus de 2 800 blessés en une semaine au Maroc 11:15 Adjudication : le Trésor prévoit une émission de bons à 26 semaines, 2 ans, 10 ans et 20 ans 11:00 Maroc-Inde : deux accords pour renforcer la coopération culturelle et sanitaire 10:45 Mawlid : voici les lauréats du Prix Mohammed VI dans les différentes catégories 09:59 Aïd Al-Mawlid Annabaoui Acharif : SM le Roi Mohammed VI adresse ses vœux aux dirigeants des pays islamiques 09:15 Gaz espagnol vers le Maroc : la baisse des flux relance les interrogations sur la sécurité énergétique 07:30 Aïd Al Mawlid Annabawi : SM le Roi Mohammed VI accorde sa grâce à 634 personnes 23:44 Tétouan-Chefchaouen : interdiction de la récolte et de la commercialisation de coquillages dans deux zones 22:44 Transferts des MRE : près de 40 milliards de dirhams injectés dans l’économie à fin avril 2026 22:31 Pêche côtière et artisanale : forte progression des débarquements au port de Laâyoune 22:09 Maroc : Le nouveau Code de procédure civile entre en vigueur et accélère la modernisation de la justice 21:31 Tennis : le Maroc décroche le Trophée des Nations africain pour la huitième année consécutive 20:31 Africa Next Awards 2026 : Amal El Fallah Seghrouchni distinguée pour son engagement en faveur du numérique 20:03 Mali : Une Wazifa à Bamako pour appeler à la paix et à la cohésion

Scolarité en danger pour les enfants handicapés

Lundi 26 Mai 2025 - 07:15
Par: Naji khaoula
Scolarité en danger pour les enfants handicapés

La députée Nadia Thami, membre du groupe du Progrès et du Socialisme (PPS), tire la sonnette d’alarme sur l’état préoccupant de la scolarisation des enfants en situation de handicap au Maroc. Dans une question écrite adressée à Naïma Ibn Yahya, ministre de la Solidarité, de l’Inclusion sociale et de la Famille, la parlementaire met en lumière les dérives d’un modèle de gestion basé sur la délégation quasi exclusive de cette mission aux associations de la société civile.

Depuis 2015, un programme national soutient financièrement près de 400 associations qui œuvrent à l’inclusion scolaire de quelque 30 000 enfants handicapés. Ces structures mobilisent environ 9 000 professionnels pour encadrer ces enfants dans un cadre adapté. Toutefois, malgré l’importance de leur rôle, ces associations peinent à remplir leur mission en raison de dysfonctionnements persistants dans la gestion des financements publics.

D’après Nadia Thami, les années 2024 et 2025 ont été marquées par un retard notable dans le versement des subventions publiques, accompagné d’une baisse imprévisible des montants alloués. Une situation qui a mis en péril la stabilité de ces structures, provoquant le non-paiement de salaires pour de nombreux éducateurs et assistants sociaux. Plusieurs d’entre eux n’auraient pas perçu leur rémunération depuis juin 2024, une réalité confirmée par des témoignages recueillis sur le terrain.

Dans son interpellation, la députée critique un manque flagrant de communication et de transparence de la part de l’administration. Elle accuse le gouvernement de gérer ce dossier de manière « erratique », ce qui nuit directement à la continuité des services rendus aux enfants concernés. Elle fustige également une approche qu’elle juge « ponctuelle, caritative et non systémique » en matière de politique publique pour les personnes en situation de handicap.

Cette crise révèle des faiblesses structurelles profondes : en déléguant presque entièrement la scolarisation des enfants handicapés aux associations, l’État s’exonère d’une responsabilité pourtant fondamentale. « Jusqu’à quand l’Éducation nationale va-t-elle se décharger de cette mission, pourtant au cœur du droit à l’égalité des chances ? », s’interroge la députée.

De nombreuses voix au sein du secteur associatif dénoncent depuis longtemps l'absence d'une stratégie globale et pérenne. Sans une réelle intégration de cette question dans les politiques éducatives nationales, les enfants en situation de handicap continueront d’être traités en marge du système, dépendant du bon vouloir des associations et de financements souvent précaires.

En conclusion, Nadia Thami appelle à une refonte du modèle actuel. Elle plaide pour une réforme en profondeur qui passerait par une clarification des mécanismes de financement, une contractualisation pluriannuelle avec les associations, la reconnaissance statutaire du personnel encadrant, et surtout, une intégration progressive des enfants handicapés dans le système scolaire public ordinaire, avec des aménagements adaptés à leurs besoins.

Ce cri d’alerte relance le débat sur les responsabilités de l’État en matière d’inclusion, et sur l’urgence d’en faire un pilier structurant de la politique éducative nationale.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.