Washington retire une autorisation d’exportation de gaz naturel comprimé incluant le Maroc
Le gouvernement des États-Unis a décidé, le 10 février, de révoquer une autorisation d’exportation de gaz naturel comprimé (GNC) qui incluait le Maroc parmi les pays éligibles au titre d’un accord de libre-échange. Cette décision intervient après l’abandon du projet industriel auquel cette autorisation était liée, en raison de conditions de marché jugées défavorables par l’entreprise concernée.
Une décision émanant du Département de l’Énergie
La mesure a été prise par le Department of Energy (DOE), par l’intermédiaire de son bureau des hydrocarbures et de l’énergie géothermique (HGEO), successeur du bureau de l’énergie fossile et de la gestion du carbone. Elle met fin à une autorisation accordée le 7 septembre 2023 à la société CNG Holding 1 LLC, conformément à la section 3(c) de la loi américaine sur le gaz naturel (Natural Gas Act).
Cette autorisation permettait à l’entreprise d’exporter du gaz naturel comprimé produit aux États-Unis vers plusieurs pays partenaires liés par des accords de libre-échange comportant une clause de traitement national pour le commerce du gaz naturel.
Le Maroc parmi les destinations autorisées
Le texte initial prévoyait l’exportation d’un volume pouvant atteindre 51,75 milliards de pieds cubes par an, pour une durée de vingt-cinq ans. Les cargaisons devaient être expédiées à partir d’une installation projetée au port de Port of Plaquemines, en Louisiane, via des conteneurs normalisés.
Parmi les pays explicitement mentionnés comme destinations possibles figuraient notamment l’Australie, le Canada, le Chili, la Jordanie, le Mexique, la République de Corée, Singapour et le Maroc. Le Royaume apparaissait ainsi dans la liste des États juridiquement admissibles à recevoir ces exportations, sans qu’un contrat spécifique ne soit détaillé.
Un projet abandonné pour raisons économiques
Le 31 décembre 2025, l’entreprise bénéficiaire a officiellement sollicité la révocation de son autorisation. Elle a expliqué que l’évolution des conditions du marché ne permettait plus de poursuivre le projet d’installation de compression et de chargement prévu en Louisiane.
Après examen du dossier, l’administration américaine a estimé que cette demande reposait sur un motif légitime. En conséquence, l’autorisation initiale a été révoquée avec effet immédiat.
Un impact limité mais symbolique
La décision ne vise pas spécifiquement le Maroc, mais concerne l’ensemble des pays éligibles dans le cadre de cette autorisation générale. Elle souligne toutefois la sensibilité des projets énergétiques aux fluctuations du marché international, notamment dans un contexte marqué par la volatilité des prix du gaz et la concurrence accrue sur les routes d’exportation.
Pour le Maroc, cette révocation ne signifie pas la fin des perspectives d’approvisionnement en gaz naturel américain. Elle rappelle néanmoins que les projets d’exportation demeurent étroitement liés à la rentabilité économique et à la viabilité industrielle des infrastructures prévues.
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