Urgent 22:30 Ouzoud accueille la 4ᵉ édition du Festival international du cinéma de montagne 17:43 Cap sur 2030 : comment Rabat réinvente son modèle hôtelier et attractif 16:22 Fuite de données au Maroc : la DGSN et la DGST réfutent toute intrusion informatique 16:11 Agadir renforce son dispositif de sécurité avec une nouvelle brigade régionale des artificiers 15:48 Ismaël Saibari célèbre ses racines marocaines lors d’un shooting avec le Bayern Munich 15:30 Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,4 % à 19 046,92 points 15:20 Tarfaya : les débarquements de la pêche progressent de 42 % en volume à fin juillet 15:03 Sebta : Madrid écarte toute preuve d’une implication du Maroc dans l’afflux migratoire 14:01 Intelligence artificielle : le Maroc prend la tête de l’Afrique du Nord en matière de gouvernance 13:46 Légumes marocains : les exportations progressent en Europe face à une concurrence accrue 13:26 Réputation mondiale : le Maroc se hisse au 27e rang du RepCore Nations 2026 13:06 Dakhla : la commercialisation des palourdes et des huîtres de Boutalha de nouveau autorisée 13:02 SM le Roi félicite la présidente de la République de Moldavie à l'occasion de la fête nationale de son pays 12:33 Transfert : L'internationale marocaine Sanaa Mssoudy rejoint la France et signe à Fleury 11:40 Mercato : Fayçal Fajr en négociations avancées avec le Moghreb de Tétouan 11:38 Culture et environnement : les temps forts de la 22e édition du Festival des Plages 11:27 Camps de Tindouf : une fondation saisit l’ONU sur de graves violations présumées des droits humains 11:21 Sebta : douze Marocains arrêtés après l’attaque d’un véhicule militaire espagnol 11:19 Maroc–Royaume-Uni : Londres explore un nouvel accord sur les marchés publics 11:19 Cartier Saada : le chiffre d’affaires recule de 28,5 % au premier trimestre 2026-2027 11:18 Maghrebail renforce ses performances au premier semestre 2026 11:05 Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,25 % à la reprise des échanges 11:05 Rentrée scolaire au Maroc : la pression monte face au marché noir du livre 11:01 Souss-Massa : un projet de dessalement de 15 milliards de DH pour renforcer la sécurité hydrique 11:00 Lamhiriz : les débarquements de la pêche bondissent de 54 % à fin juillet 2026 10:44 Al-Qods : plus de 3.000 cartables distribués pour soutenir la rentrée scolaire 10:28 Sebta : tensions entre habitants et migrants après de nouveaux affrontements 10:00 Engrais phosphatés : le géant marocain OCP construit sa première usine américaine depuis 40 ans 09:55 Décès d’Abdelaziz Bennani, une grande voix de la défense des droits humains au Maroc 09:41 Saïdia accueille la 11e édition du Festival « Cinéma sans frontières » 09:33 Emploi des jeunes au Maghreb : Entre crise structurelle et révolution technologique 09:00 Station-service au Maroc : vers une intégration obligatoire des énergies renouvelables 09:00 Affaire Abderrahim Fakir : les premiers examens cardiaques écartent une pathologie antérieure 08:55 Secteur minier : le Maroc mise sur le titane et l’antimoine pour renforcer son positionnement stratégique 08:32 Flambée de la viande rouge : le budget des ménages marocains sous tension 08:14 Cours des devises : l’euro et la livre sterling parmi les monnaies les plus valorisées face au dirham 07:19 Revue de presse au Maroc : gaming, LGV, mobilité et grands projets au cœur de l’actualité 07:16 Prévisions météo : des orages et des rafales de vent dans plusieurs régions 07:00 Sécurité aérienne : enquête ouverte après la découverte d'un passager clandestin mort à Gatwick

Agadir : polémique autour des noms de rues

Mardi 03 Juin 2025 - 16:33
Agadir : polémique autour des noms de rues

Agadir, ville au passé douloureux et à l’identité plurielle, se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique nationale. À l’origine : une proposition audacieuse émanant de l’Institut marocain des droits de l’homme (MIHR), présidé par Abdellah El Feryadi, qui suggère de rebaptiser plusieurs lieux publics en hommage à des figures juives marocaines. Si l’objectif affiché est de valoriser le patrimoine hébraïque reconnu par la Constitution, la démarche suscite une vive controverse.

Mémoire partagée ou effacement symbolique ?

Dans un courrier adressé au maire d’Agadir, Aziz Akhannouch, le MIHR avance l’idée de substituer les noms de certaines avenues – dont celles portant les noms emblématiques de Allal El Fassi et Abderrahim Bouabid, piliers du mouvement national marocain – par ceux de personnalités juives comme Simon Levy, intellectuel engagé, ou encore le rabbin Khlifa Ben Malka, figure spirituelle de la communauté juive locale.

En parallèle, le Musée de la Reconstruction pourrait être renommé en hommage à Orna Baziz, rescapée du séisme de 1960, tandis que le complexe culturel de Dakhla porterait le nom de l’artiste Neta Elkayam.

Ces propositions, pourtant limitées dans leur portée administrative, ont provoqué un séisme émotionnel sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux citoyens, la reconnaissance du patrimoine juif marocain ne doit pas se faire au détriment de figures liées à la lutte pour l’indépendance nationale ou à la cause palestinienne.

Entre patrimoine pluriel et blessures politiques

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Certains saluent une initiative « courageuse » qui incarne l’esprit d’ouverture et de diversité inscrit dans la Constitution de 2011. D’autres, en revanche, y voient une tentative d’effacement de la mémoire nationaliste marocaine au profit d’un agenda politique lié à la normalisation avec Israël.

« Il ne s’agit pas d’un rejet des figures juives marocaines. Il s’agit de ne pas remplacer des symboles fondateurs de l’histoire marocaine », martèle un internaute. Un autre commente : « Honorer Simon Levy, oui, mais pas en gommant Abderrahim Bouabid ».

La situation se complexifie davantage dans un climat marqué par la sensibilité autour du conflit israélo-palestinien. Le nom de Muhammad al-Durrah, enfant palestinien devenu symbole de l’Intifada, pourrait être remplacé dans le complexe Dakhla. Pour certains, cela représente une ligne rouge.

Une affaire qui dépasse la sphère municipale

Au-delà d’Agadir, cette controverse réactive des tensions plus profondes dans le paysage politique marocain. Le MIHR est accusé par ses détracteurs de faire le jeu de la « normalisation culturelle » avec Israël, à travers des gestes symboliques qui touchent à l’imaginaire collectif. Le parti du maire d’Agadir, le Rassemblement national des indépendants (RNI), est également pointé du doigt pour son silence ou sa supposée complicité.

Officiellement, aucune décision n’a été prise. La demande a été enregistrée mais n’a pas encore été discutée lors des sessions du conseil communal. Pourtant, le débat, lui, est bien lancé.

Un miroir des fractures du Maroc contemporain

Cette affaire illustre les tensions entre deux visions du Maroc. D’un côté, une lecture pluraliste de l’identité nationale, ouverte sur son passé multiculturel. De l’autre, une défense farouche des repères historiques nationalistes, considérés comme intangibles.

Agadir, reconstruite après le séisme de 1960, porte en elle les traces d’une mémoire à la fois douloureuse et complexe. La question aujourd’hui n’est pas seulement de savoir quels noms porteront ses boulevards, mais quel récit collectif ces noms doivent incarner.

La polémique, au fond, dépasse les rues d’Agadir : elle interroge la manière dont le Maroc veut raconter son histoire.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.