Élections 2021 : Laftit rejette les accusations et défend une réforme centrée sur l’intégrité du scrutin
Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a opposé un démenti catégorique aux accusations d’ingérence dans les élections législatives et communales de 2021, affirmant que la réforme électorale en cours n’est en aucun cas l’aveu d’un manque de transparence du scrutin. Devant la Commission de l’intérieur à la Chambre des conseillers, le ministre a reconnu que certains acteurs politiques peuvent exprimer des doutes, mais a souligné que ces suspicions ne reposent sur « aucun élément tangible ».
Cette clarification intervient dans un climat de tensions ravivées par les déclarations d’Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti justice et développement (PJD), qui, lors d’un meeting à Oujda, avait accusé l’administration d’avoir fait perdre à son parti « entre 20 et 30 sièges » lors des dernières législatives. Sans citer directement le leader du PJD, Laftit a choisi l’apaisement : il a écarté toute polémique frontale et préféré recentrer le débat autour des défis structurels du système électoral.
Le ministre a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer la lutte contre la corruption électorale, qu’il considère comme un levier indispensable pour restaurer la confiance dans l’action politique. L’article 6 du projet de loi organique n°53.25, qu’il qualifie de « cœur de la réforme », repose sur un principe simple : prévenir les pratiques corruptives avant qu’elles ne se propagent. Il a rappelé que le texte résulte de larges consultations, même si toutes les propositions exprimées n’ont pas pu être retenues.
Pour Abdelouafi Laftit, moraliser la vie électorale est devenu un impératif national : « Les soupçons détruisent la crédibilité de la politique », a-t-il averti, appelant à une mobilisation collective pour assainir les pratiques et consolider les institutions. Il a également rappelé l’importance des partis politiques dans le processus démocratique, estimant que leur affaiblissement entraverait toute avancée, y compris sur le plan législatif.
Interrogé sur la présomption d’innocence, mise en avant par certains conseillers, le ministre a précisé que les restrictions prévues par la réforme sont limitées dans le temps et permettent aux personnes concernées de se présenter à nouveau une fois leur situation régularisée. Il a également ouvert la porte à une augmentation du nombre de sièges de la Chambre des représentants, jugeant que cette évolution ne poserait « aucun problème majeur », tout en soulignant le décalage entre les indemnités parlementaires actuelles et les exigences contemporaines de la fonction.
La question de la représentation des jeunes a également été abordée. Laftit a présenté une nouvelle formule encourageant la candidature de profils indépendants, regrettant toutefois que les partis n’aient pas trouvé de consensus sur la désignation de jeunes candidats dans leurs propres circonscriptions. Certaines mesures visent précisément à éviter les dérives constatées lors du précédent scrutin.
En recentrant le débat sur la transparence et la moralisation du processus électoral, le ministre entend consolider l’intégrité des institutions, préserver le rôle des partis et garantir un climat politique apaisé, loin des polémiques partisanes.
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