Urgent 19:00 Pêche maritime : recul modéré des débarquements dans les ports méditerranéens au premier trimestre 2026 18:28 Paul Pascon : un nouveau campus pour renforcer l’enseignement français à Laâyoune 18:00 Le Maroc redessine le marché européen de la tomate face au recul espagnol 17:30 Chery repousse les limites du voyage longue distance au Maroc avec un défi de 1000 km 17:05 Une attaque dans une école en Turquie fait quatre morts et plusieurs blessés 16:30 Santé : le Maroc accélère la modernisation avec 15 nouveaux hôpitaux d’ici 2026 16:03 Viandes rouges en hausse continue à Casablanca, les tomates marquent une pause 15:33 Transport aérien : easyJet accélère au Maroc avec une base inédite à Marrakech 15:00 Hajj 1447 : un dispositif sanitaire renforcé pour les pèlerins marocains 14:30 Innoflex accélère son expansion avec une levée de 200 MDH 14:02 Gouverner dans le chaos permanent : le défi de l’action publique à l’ère des crises multiples 13:30 La Bourse de Casablanca débute la séance en hausse portée par plusieurs valeurs industrielles 13:07 Cosumar au siam 2026 : innovation et agriculture durable au cœur de la souveraineté alimentaire 13:01 Nouveau GLE : quand l’intelligence artificielle redéfinit le luxe automobile 12:30 Rabat renforce son positionnement MICE en valorisant patrimoine et modernité 12:00 Le Maroc s’associe à la Maison-Blanche pour renforcer la sécurité du Mondial 2026 11:33 Une soirée grandiose à Casablanca pour l’arrivée officielle de Jetour au Maroc 11:29 TPE marocaines : l’hécatombe silencieuse qui inquiète l’économie 11:06 Aziz Akhannouch annonce 581 milliards de dirhams de projets d’investissement validés 11:06 S.M. le Roi félicite M. Romuald Wadagni suite à son élection Président de la République du Bénin 11:00 Blocage du détroit d’Ormuz : les marchés des fertilisants sous tension, le Maroc en première ligne 10:47 Tourisme au Maroc : Aziz Akhannouch annonce des recettes record de 138 milliards de dirhams 10:31 Parlement : Aziz Akhannouch détaille le bilan du gouvernement marocain 10:30 Escroquerie aux études à l’étranger : un suspect arrêté à Marrakech 10:03 USA-Iran : Trump annonce une fin proche du conflit et relance la voie diplomatique 09:29 DZ Mafia : un procès sous tension qui débouche sur un verdict surprenant 09:29 GPC investit 200 MDH à Meknès et innove dans l’emballage agricole pour l’export 09:12 Partenariats université-entreprise : AXA Services Maroc renforce son ancrage académique à Rabat et Salé 08:43 Nouvelle série Oppo A6 : des smartphones endurants conçus pour le quotidien 08:30 Exportations marocaines : le défi de la diversification au cœur des débats parlementaires 08:01 Vers un tournant historique : Washington rapproche le Liban et Israël 07:30 Carburants au Maroc : une hausse à deux vitesses qui interpelle le Conseil de la concurrence 07:04 Groupements sanitaires et CHU : le Maroc redessine son système de soins 22:00 Le Maroc intensifie ses importations de céréales face aux défis climatiques 21:05 Cyberattaque à l’OFPPT : 100 000 profils de la plateforme « My Way » exposés 20:00 Visions Sociales 2026 à Cannes : un festival de cinéma engagé, ouvert et accessible à tous 19:30 Barrages au Maroc : une accélération historique des chantiers hydrauliques

Barrages au Maroc : les réserves hydriques atteignent un niveau record depuis 2018

Jeudi 12 Février 2026 - 21:44
Barrages au Maroc : les réserves hydriques atteignent un niveau record depuis 2018

La situation hydrique du Maroc connaît un basculement spectaculaire. Selon les données communiquées par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, à l’issue du Conseil de gouvernement du 11 février, les retenues des barrages ont accumulé plus de 12 milliards de mètres cubes d’eau depuis le 1er septembre 2025, soit 134 % de la moyenne saisonnière.

Cette progression s’explique par une séquence pluviométrique particulièrement intense et concentrée dans le temps. À elle seule, la période allant du 12 décembre 2025 au 11 février 2026 représente plus de 96 % des apports enregistrés sur l’ensemble de la saison hydrologique. Depuis la mi-janvier, les volumes reçus dépassent même ceux de certaines années complètes.

Un taux de remplissage en forte progression

Conséquence directe : le taux national de remplissage des barrages est passé de 31,1 % mi-décembre à 69,35 % début février, avec un stock global estimé à 11,62 milliards de m³, un niveau inédit depuis 2018.

Plusieurs bassins se distinguent nettement. Celui du Sebou concentre à lui seul plus de 5 milliards de m³ d’apports et dépasse 91 % de remplissage. Le bassin du Loukkos affiche pour sa part plus de 93 %. Au total, 31 barrages dépassent désormais 80 % de leur capacité.

Des infrastructures soumises à une pression extrême

Cette recharge rapide n’est pas sans conséquences techniques. Pour préserver la sécurité des ouvrages et limiter les crues en aval, d’importants lâchers d’eau ont été opérés. Depuis septembre, les volumes évacués des barrages ayant atteint leur capacité maximale dépassent 4,2 milliards de m³.

Certains sites ont connu des épisodes particulièrement intenses. Le barrage Oued El Makhazine a enregistré plus de 1,46 milliard de m³ d’apports, dont l’essentiel en quelques semaines, avec un débit de pointe dépassant 3 000 m³ par seconde. Le barrage Al Wahda, le plus grand du pays, a reçu près de 3,5 milliards de m³ et frôle désormais les 95 % de remplissage, après une seule semaine ayant apporté plus d’un milliard de m³.

Des retombées positives pour l’économie hydrique

Au-delà de l’aspect spectaculaire des chiffres, cette situation représente un tournant stratégique. Les réserves actuelles devraient permettre d’assurer au moins une année d’approvisionnement pour les zones les plus vulnérables, et jusqu’à deux ans pour la majorité des réseaux.

La production d’énergie hydroélectrique bénéficie également de cette abondance, avec plus de 1,5 milliard de m³ mobilisés pour la génération électrique. Les lâchers d’eau ont en outre contribué à réduire l’envasement de certains ouvrages, un entretien rendu difficile durant les années de sécheresse.

Parallèlement, plusieurs nappes phréatiques montrent des signes de recharge, notamment dans les bassins du Sebou, de la Moulouya, de l’Oum Er-Rbia et du Loukkos, ce qui pourrait soulager la pression sur les ressources souterraines et soutenir la prochaine campagne agricole.

Des dégâts collatéraux sur le réseau routier

Si ces précipitations ont amélioré la situation hydrique, elles ont également fragilisé certaines infrastructures. Les intempéries ont endommagé 168 tronçons routiers à travers le pays. À ce stade, 124 sections ont été rouvertes, tandis que 44 restent impraticables.

Les régions les plus touchées incluent Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Souss-Massa, Casablanca-Settat, Béni Mellal-Khénifra et l’Oriental. La majorité des coupures sont dues à la montée des eaux, tandis que d’autres résultent d’éboulements ou de glissements de terrain ayant parfois entraîné l’effondrement d’ouvrages d’art en milieu rural.

Un bilan définitif des dommages est attendu prochainement, alors que les opérations de rétablissement se poursuivent.

Un tournant hydrologique majeur

Cette séquence exceptionnelle marque un changement de trajectoire pour un pays confronté ces dernières années à un stress hydrique chronique. La rapidité de la recharge, la diversité des bassins concernés et le niveau atteint par les réserves confirment l’ampleur du phénomène.

Reste désormais à observer si cette dynamique s’inscrit dans la durée ou constitue un épisode ponctuel. Dans tous les cas, elle redonne une marge de manœuvre stratégique aux autorités pour la gestion de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.