Boualem Sansal élu à l’Académie royale de Belgique malgré son emprisonnement en Algérie
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis près d’un an, vient d’être élu membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, une distinction symbolique qui réaffirme la place de la liberté créatrice au cœur du monde littéraire. L’annonce a été faite par le secrétaire perpétuel de l’institution, Yves Namur, qui a salué un auteur « courageux et libre, dont la plume reste fidèle à la vérité et à la conscience ».
Dans son communiqué, l’Académie a souligné que Boualem Sansal « porte haut la fonction créatrice de l’écrivain, inséparable de la liberté dans laquelle elle s’exerce ». Ce geste fort intervient dans un contexte particulièrement dramatique pour l’auteur de Le Serment des barbares et de 2084, La fin du monde, qui purge actuellement une peine de cinq ans de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale », une accusation largement dénoncée par les défenseurs des droits humains et la communauté intellectuelle internationale.
Âgé de 80 ans et atteint de problèmes de santé, Boualem Sansal a vu sa condamnation confirmée en appel par la justice algérienne le 1er juillet 2025. Son incarcération, intervenue en novembre 2024, a suscité une vague d’indignation dans le monde de la culture, où beaucoup y voient une nouvelle manifestation de la répression de la liberté d’expression en Algérie.
L’élection de l’écrivain par l’Académie royale belge revêt donc une portée symbolique majeure. Fondée en 1920, cette institution compte 40 membres, à l’image de l’Académie française, dont dix fauteuils réservés à des écrivains étrangers. En intégrant Boualem Sansal à ses rangs, elle salue non seulement une œuvre littéraire d’envergure, mais aussi une voix résistante, lucide et profondément engagée pour la dignité humaine.
Boualem Sansal, connu pour sa critique du pouvoir algérien, a toujours défendu la liberté de penser comme un acte de résistance. Son écriture, à la croisée du réalisme et de la réflexion politique, dénonce les dérives autoritaires, le fanatisme religieux et les injustices sociales. En l’élisant, l’Académie royale réaffirme le rôle de la littérature comme espace de vérité et de courage, même face à la censure.
Alors que plusieurs écrivains, intellectuels et ONG appellent à sa libération pour raisons humanitaires, cette reconnaissance internationale apparaît comme un hommage à la persévérance d’un homme dont la parole continue de traverser les murs.
-
17:00
-
16:42
-
16:33
-
16:00
-
15:44
-
15:31
-
15:05
-
14:40
-
14:33
-
14:00
-
13:44
-
13:31
-
13:00
-
12:44
-
12:33
-
12:00
-
11:44
-
11:32
-
11:31
-
11:30
-
11:05
-
11:01
-
10:51
-
10:44
-
10:36
-
10:34
-
10:17
-
10:03
-
09:44
-
09:31
-
09:14
-
09:04
-
09:02
-
08:40
-
08:31
-
08:29
-
08:26
-
08:09
-
08:03
-
07:44
-
07:39
-
23:09
-
22:44
-
22:33
-
22:00
-
21:44
-
21:33
-
21:09
-
20:44
-
20:30
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:09
-
18:44
-
18:33
-
18:00
-
17:41
-
17:30
-
17:07