Cessez-le-feu à Gaza : Washington acte l’échec des pourparlers de Doha, Israël retire ses négociateurs
Les espoirs d’un cessez-le-feu à Gaza ont subi un nouveau revers jeudi, après l’annonce par l’émissaire américain Steve Witkoff de l’échec des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas, menés à Doha sous médiation qatarie, américaine et égyptienne. Washington pointe un manque de bonne foi du Hamas, tandis qu’Israël a rappelé son équipe de négociateurs « pour consultation ».
« Le Hamas ne semble pas agir de manière coordonnée ni de bonne foi », a déclaré Steve Witkoff, dénonçant une position qui « empêche toute avancée » vers un accord. Les États-Unis affirment désormais envisager « d'autres options » pour obtenir la libération des otages et stabiliser la situation humanitaire.
Un échange otages-prisonniers au point mort
La dernière proposition évoquait une trêve de 60 jours, associée à un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens. Mais pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les nouvelles conditions du Hamas sont inacceptables. « Si le Hamas pense que notre volonté de négocier est une faiblesse, il se trompe lourdement », a-t-il déclaré.
Le Forum des familles d’otages a exprimé sa « vive inquiétude » face au retrait des négociateurs israéliens, rappelant que « chaque jour qui passe réduit les chances de sauver les otages ».
Une situation humanitaire alarmante
Sur le terrain, les bombardements israéliens se sont poursuivis jeudi à Gaza, où au moins 40 personnes ont été tuées selon les secours locaux. L’ONU et plusieurs ONG alertent sur une crise humanitaire sans précédent. Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé qu’une « grande proportion » de la population meurt de faim.
Des journalistes de l’AFP à Gaza témoignent de pénuries extrêmes : « Les enfants tombent en marchant, faute de nourriture », alerte l’une d’eux. Les grandes agences de presse (AFP, AP, Reuters, BBC) ont appelé Israël à autoriser l’entrée et la sortie des journalistes dans l’enclave, exprimant leur inquiétude face aux conditions de survie des reporters locaux.
Aide humanitaire : Israël rejette les accusations de famine
Israël assure avoir autorisé l’entrée de 70 camions d’aide mercredi, dont plus de 150 auraient été récupérés par les agences humanitaires. Le gouvernement nie toute responsabilité dans la famine, accusant le Hamas de bloquer ou détourner l’aide — ce que le mouvement islamiste dément.
Un entretien d’urgence entre Paris, Londres et Berlin est prévu vendredi pour tenter de faire évoluer la situation. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé à cette occasion le « droit inaliénable du peuple palestinien à un État ».
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