Trump maintient la pression sur l’UE à quelques jours du 1er août
À quelques jours de l’échéance du 1er août, qui pourrait marquer un nouveau tournant dans les relations commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires, Donald Trump joue la carte de l’incertitude. S’exprimant vendredi 25 juillet, le président américain a estimé que la probabilité d’un accord commercial avec l’Union européenne était de "50-50, voire moins", malgré des signaux précédents plus optimistes.
Menace de surtaxe douanière sur les importations européennes
Le président américain a brandi au début du mois la menace de droits de douane de 30 % sur les produits européens, une mesure qui entrerait en vigueur dès le 1er août en l’absence d’accord. Une telle décision ouvrirait la voie à une escalade commerciale entre deux des plus grands blocs économiques mondiaux.
Malgré cette posture agressive, Trump a déclaré : « Nous travaillons de manière très assidue avec l’Europe, avec l’UE.»
La veille, il avait pourtant affirmé que les discussions étaient bien engagées, et que l’Union européenne « veut vraiment trouver un accord ». Du côté de Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne avait également assuré qu’un compromis était « à portée de main ».
Bruxelles prépare sa riposte
Face à la pression américaine, l’Union européenne a anticipé. En cas d’entrée en vigueur des surtaxes, une réponse à hauteur de 93 milliards d’euros est déjà prête, ciblant un large éventail de produits américains. Cette posture défensive traduit la volonté de l’UE de ne pas céder au chantage tarifaire tout en laissant la porte ouverte à la négociation.
Accord partiel avec la Chine, tensions persistantes avec le Canada
En marge de cette impasse transatlantique, Donald Trump a également évoqué les autres fronts du dossier commercial américain. Un "accord préliminaire" avec la Chine serait en discussion, selon lui. Un troisième cycle de négociations est prévu la semaine prochaine à Stockholm, en présence du secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, alors que la trêve tarifaire convenue avec Pékin expire le 12 août.
À l’inverse, le ton s’est durci à l’égard du Canada, partenaire stratégique de Washington. Trump a déclaré que les discussions avec Ottawa « n’étaient pas vraiment des négociations », et que le pays pourrait être contraint de payer des droits de douane de 35 % si aucun accord n’est trouvé avant la date butoir.
« Nous ne nous sommes pas vraiment concentrés dessus », a-t-il tranché.
Une stratégie de pression à hauts risques
À quelques jours d’une échéance commerciale critique, l’administration Trump continue de miser sur la pression tarifaire pour forcer des concessions, au risque d’engendrer des répercussions majeures sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et les marchés financiers. Les partenaires des États-Unis restent sur le qui-vive, entre négociation et préparation à l’affrontement.
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