Bassin de la Moulouya : vers une gouvernance renforcée de l’eau face à la crise climatique
Réuni jeudi à Oujda, le Conseil du bassin hydraulique de la Moulouya a placé la gouvernance de l’eau au cœur de ses discussions, dans un contexte marqué par la persistance du stress hydrique et l’intensification des effets du changement climatique. Sous le thème « Gestion de la rareté hydrique face aux changements climatiques », les acteurs institutionnels et territoriaux ont plaidé pour une approche plus intégrée et rigoureuse de la gestion de cette ressource vitale.
Une gouvernance hydrique à refonder
Présidée par le Wali de la région de l’Oriental, Khatib El Hebil, cette réunion a souligné l'urgence d'une transformation des modes de gestion traditionnels de l’eau dans le bassin. Le Wali a rappelé les orientations du discours royal du 25e anniversaire de la Fête du Trône, appelant à une rationalisation de l’usage de l’eau, à l’activation de la police de l’eau, et à une meilleure cohérence entre politiques hydriques et agricoles.
Dans un bassin fortement exposé à la pression sur les ressources naturelles et à une baisse continue des nappes phréatiques, les participants ont souligné la nécessité d’un cadre technique et réglementaire renforcé, d’un meilleur suivi, ainsi que de mécanismes d’évaluation et de régulation efficaces.
Exploitation anarchique, réseaux défaillants : les points noirs
Plusieurs contraintes structurelles ont été mises en lumière : surexploitation des nappes, inefficience des réseaux, faible contrôle, et déficit de sensibilisation. Autant de facteurs aggravants qui mettent en péril la durabilité des ressources.
Dans ce sens, l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya a engagé un processus de contractualisation des nappes, selon une approche participative, en vue d’instaurer une gestion durable et équilibrée. Le président du Conseil du bassin, Mohamed Jelloul, a insisté sur la généralisation de ces contrats d’exploitation, notamment pour garantir l’approvisionnement en eau potable et endiguer l’exploitation illégale.
Projets structurants : une capacité de stockage bientôt multipliée par trois
Malgré une légère amélioration des précipitations cette année, la situation hydrique du bassin reste critique, a averti Narjiss Lamarti, directrice de l’Agence. Elle a néanmoins salué l’avancement des projets structurants en cours :
- Barrage Mohammed V (Taourirt/Nador) : 64 % de réalisation pour la surélévation,
- Barrage Targa Oumadi (Guercif) : 72 %,
- Barrage Beni Azziman (Driouch) : 73 %.
Ces infrastructures permettront de porter la capacité de stockage de 794 millions de m³ à plus de 2 milliards de m³, un saut stratégique pour sécuriser l’approvisionnement futur en eau.
Une nouvelle étape pour le Conseil
La réunion a également été marquée par l’adoption à l’unanimité du règlement intérieur du Conseil, permettant à cet organe consultatif, prévu par la loi sur l’eau, d’assurer pleinement ses missions de coordination, de concertation et de veille stratégique sur la ressource hydrique.
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