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Mexique : la présidente victime d’une agression sexuelle, l’affaire relance le débat sur la sécurité des femmes
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé mercredi avoir déposé plainte après avoir été victime d’une agression sexuelle la veille, en pleine rue à Mexico. L’incident, survenu alors qu’elle saluait des sympathisants près du palais présidentiel, a suscité une onde de choc dans le pays et relancé le débat sur la sécurité des femmes, y compris au plus haut niveau de l’État.
Selon les images largement diffusées sur les réseaux sociaux et dans la presse locale, un homme s’est approché de la cheffe de l’État, lui a passé le bras autour de l’épaule avant de lui toucher la hanche et la poitrine, tout en tentant de l’embrasser. Rapidement maîtrisé par le service de sécurité présidentiel, l’individu aurait agi en état d’ébriété avancé, selon la dirigeante.
« Ce n’est qu’après avoir vu les vidéos que j’ai compris ce qui s’était réellement passé », a déclaré Claudia Sheinbaum lors de sa conférence de presse quotidienne. La présidente, élue en octobre 2024, a expliqué sa décision de porter plainte « pour toutes les Mexicaines », dans un pays où la violence sexiste reste endémique. « Si je ne porte pas plainte, qu’adviendra-t-il des autres femmes ? », a-t-elle insisté.
Le parquet de Mexico a ouvert une enquête, tandis que l’agresseur présumé, arrêté après avoir importuné d’autres femmes le même jour, devrait être poursuivi pour agression sexuelle.
Les organisations féministes ont salué le geste de la présidente, y voyant un signal fort dans un pays où, selon l’ONU, près de 70 % des femmes de plus de 15 ans ont déjà subi une forme de violence. « Cet homme symbolise ceux qui pensent pouvoir toucher le corps des femmes sans conséquence », a réagi Veronica Cruz, fondatrice du collectif Las Libres.
L’affaire soulève aussi des interrogations sur la sécurité de la dirigeante. Habituée à se déplacer sans escorte rapprochée et à privilégier le contact direct avec la population, Claudia Sheinbaum a écarté toute idée de renforcer son dispositif de protection. « Nous devons rester proches des gens », a-t-elle affirmé, malgré les avertissements d’experts en sécurité.
Pour certains analystes, cet épisode met en lumière une vulnérabilité politique autant que physique. « C’est un message préoccupant pour les criminels comme pour ses adversaires », estime Samuel Gonzalez, ancien procureur antidrogue.