Conférence annuelle : Poutine évoque une trêve conditionnelle liée à des élections en Ukraine
Vladimir Poutine s’est exprimé longuement vendredi lors de sa conférence de presse annuelle à Moscou, un exercice très suivi au cours duquel le président russe a abordé la guerre en Ukraine, les perspectives diplomatiques et les équilibres géopolitiques actuels. Pendant près de quatre heures et demie, il a défendu la position de Moscou tout en esquissant, sous conditions, l’hypothèse d’un apaisement temporaire du conflit.
Au cœur de son intervention, le chef de l’État russe a affirmé que toute avancée vers une issue politique dépendait désormais de Kiev et de ses soutiens occidentaux. Selon lui, « la balle est dans leur camp », estimant que la Russie se dit ouverte à des discussions si ses intérêts sont respectés. Dans ce cadre, Vladimir Poutine a déclaré être prêt à envisager une suspension des bombardements en profondeur en Ukraine le jour d’éventuelles élections organisées par les autorités ukrainiennes, une proposition qui reste toutefois conditionnée à des garanties politiques et sécuritaires.
Sur le plan militaire, le président russe a réaffirmé que ses forces conservaient l’initiative sur le terrain, évoquant des avancées continues dans l’est de l’Ukraine. Il a une nouvelle fois rejeté toute responsabilité dans le déclenchement du conflit, imputant la guerre à Kiev et à ses alliés, et assurant que Moscou n’avait pas vocation à lancer de nouvelles opérations si elle était, selon ses termes, « traitée avec respect ».
La question de la légitimité du pouvoir ukrainien a également été abordée. Vladimir Poutine a rappelé qu’il contestait le mandat du président Volodymyr Zelensky, estimant que l’organisation d’élections constituerait un préalable à toute évolution politique durable. Cette position s’inscrit dans une stratégie visant à repositionner la Russie comme un acteur incontournable d’un éventuel règlement institutionnel du conflit.
Sur le volet économique et financier, le président russe a mis en garde les pays européens contre les conséquences d’une saisie des avoirs russes gelés à l’étranger pour soutenir l’Ukraine. Il a évoqué des répercussions lourdes sur la confiance financière internationale, tout en laissant entendre que Moscou pourrait engager des mesures de représailles et des actions judiciaires.
Enfin, interrogé sur le sort du chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie depuis 2024, Vladimir Poutine a affirmé ne pas être informé en détail de son dossier, tout en promettant de se renseigner et de faire le nécessaire pour tenter de trouver une issue favorable, dans le respect de la législation russe.
À travers cette conférence, le président russe a cherché à afficher une posture mêlant fermeté et ouverture conditionnelle, dans un contexte où la guerre en Ukraine reste marquée par une forte incertitude diplomatique et militaire.
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