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La Kabylie proclame officiellement son indépendance
Ce samedi 20 avril, à New York, Ferhat Mehenni, président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad), a officiellement proclamé l’indépendance de l’État kabyle. Cette annonce historique survient à un moment chargé de symboles, coïncidant avec la commémoration des tragiques printemps kabyles de 1980, 1981 et 2001. La déclaration a été faite devant le siège des Nations unies, à 18h57, heure de Kabylie, devant une foule immense, principalement composée de la diaspora kabyle installée en Amérique du Nord.
Mehenni a souligné que le moment était venu de « redonner naissance, de manière officielle et définitive, à l’État kabyle ». Dans son discours, il a invoqué plusieurs éléments historiques et juridiques pour justifier cette proclamation. Il a notamment rappelé l'absence d'acte de reddition ou de capitulation de la Kabylie lors de son annexion à l'Algérie française en 1857 et en 1871, ainsi que la guerre de libération de la Kabylie contre l’Algérie de 1963 à 1965, qui n'a jamais abouti à un acte de capitulation ou de reddition. Il a également fait référence à la naissance du gouvernement provisoire kabyle en 2010, à l'adoption de l'hymne national kabyle, et à l'élaboration d'une constitution kabyle, qui ont tous contribué à la légitimation de cette proclamation.
Malgré les défis et les pressions, Mehenni a affirmé que la question kabyle ne sera pas résolue par la répression ou par l'intervention militaire. Il avait déjà plaidé en faveur de l'intégration de la cause kabyle dans le processus de décolonisation des Nations unies lors d'une intervention le 16 avril dernier. Il a proposé la création d'un groupe d'experts au sein de l'ONU pour soutenir les demandes des peuples autochtones, notamment celle de la Kabylie, qui aspire à être reconnue comme un territoire à décoloniser.
Cette proclamation soulève des questions complexes sur le plan politique et géopolitique, notamment en ce qui concerne les relations entre la Kabylie et l'Algérie ainsi que les réactions de la communauté internationale. Alors que certains saluent cette déclaration comme un pas vers l'autodétermination et la reconnaissance des droits des peuples autochtones, d'autres craignent qu'elle ne déclenche des tensions régionales.
Cette étape marque un tournant majeur dans l'histoire de la Kabylie et ouvre une nouvelle ère de défis et d'opportunités pour cette région. L'avenir de l'État kabyle dépendra désormais des négociations diplomatiques, des relations avec ses voisins et de la reconnaissance internationale.
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