Urgent 11:20 Kazakhstan : une hausse des exportations de blé malgré la disparition du marché marocain 10:30 AS FAR – Raja : le Classico qui dérape et interroge 10:00 Trump sceptique face à une nouvelle proposition iranienne de sortie de crise 09:30 Transition énergétique : le Maroc à l’heure des choix stratégiques 08:45 Agriculture : le Maroc accélère la cartographie numérique de ses exploitations 08:10 Arabie saoudite : des sanctions renforcées contre le Hajj sans permis 07:30 Casablanca : une affaire criminelle entre chauffeurs de taxi conduit à deux arrestations 21:01 Festival des Sraghna : une première édition pour célébrer le patrimoine et la jeunesse 20:01 OM en crise : Nantes s’offre une victoire éclatante et plonge Marseille dans le doute 19:32 Tensions Iran–États-Unis : la guerre pourrait-elle reprendre ? 19:02 Renault sécurise sa logistique au Maroc avec Omsan pour cinq ans 18:32 Ligue 1 : Bilal Nadir bientôt de retour, Marseille en mission européenne 18:00 Botola Pro : le MAS face au défi meknessi dans un choc décisif 17:33 CAN 2027 : calendrier dévoilé, l’Afrique de l’Est prête à vibrer 17:09 OnePlus et Realme : les coulisses d'un rapprochement stratégique piloté depuis la Chine 16:44 Littérature et tech : le pari réussi de la France invitée d'honneur au Salon du livre de Rabat 16:31 Rabat : le Jardin zoologique national dévoile un bilan record de reproduction pour le premier trimestre 16:09 Cinéma marocain : le CCM injecte de nouveaux fonds et durcit les règles de soutien pour 2026 15:44 Numérisation du change manuel : l'Office des Changes déploie sa plateforme unique à travers le Maroc 15:31 Médias : Ilham Bellamine prend les rênes de Chada Media Group 15:14 Casablanca renforce son statut de hub aéronautique stratégique en Afrique 15:09 Carburant : pourquoi le Maroc figure parmi les 5 pays les plus chers d’Afrique en 2026 14:44 Aviation : le Ghana cherche un investisseur privé pour lancer sa nouvelle compagnie nationale 14:31 Septième art : l'Académie des Oscars ferme la porte aux acteurs et scénaristes virtuels 14:15 Une délégation marocaine au cœur d’une tournée américaine sur les technologies du gaz naturel 14:09 Marché du travail : l'IA menace jusqu'à 2,3 millions d'emplois en Espagne d'ici 2035 13:41 Liquidation de Spirit Airlines : quel impact pour les 28 millions de passagers annuels ? 13:31 Hôtellerie : Aleph Hospitality installe son hub nord-africain à Casablanca et nomme Abdellah Essonni 13:13 Conflit États-Unis–Iran : l’économie au cœur d’une nouvelle escalade 13:09 Insertion professionnelle et innovation : le Forum Arts et Métiers-Entreprises revient à Meknès le 14 mai 12:41 Teralys : Mohamed Amine Myel propulsé à la direction pour accélérer la stratégie d’Al Mada 12:31 Portugal : une nouvelle ère médicale portée par l’intelligence artificielle 12:00 Trafic de migrants : l’Espagne livre un suspect aux autorités marocaines 11:45 Mines d'or en Afrique : l'Afrique du Sud résiste pendant que le Ghana et le Burkina Faso battent des records

AS FAR – Raja : le Classico qui dérape et interroge

10:30
Par: Naji khaoula
AS FAR – Raja : le Classico qui dérape et interroge

Le choc entre l’AS FAR et le Raja Casablanca, disputé le 30 avril au Complexe Moulay Abdellah de Rabat, devait être une fête du football marocain. Sur la pelouse, tous les ingrédients étaient réunis : intensité, enjeu sportif et qualité de jeu. La victoire des FAR (2-1), grâce à Abdelfettah Hadraf et Reda Slim, malgré la réduction du score d’Adam Nafati sur penalty, a confirmé l’importance de cette affiche dans la course au classement.

Pourtant, une fois encore, le football a été relégué au second plan. Très rapidement, les tribunes ont pris le dessus. Jets de projectiles, tensions entre groupes de supporters et affrontements ont progressivement transformé l’ambiance en un climat de violence difficilement maîtrisable. Le match s’est poursuivi comme en parallèle d’une autre réalité, bien plus chaotique.

Ces débordements ne sont pas apparus sans contexte. Des tensions existaient déjà avant la rencontre, notamment autour de la distribution des billets, un sujet récurrent lors des grandes confrontations. Mais ce qui aurait pu rester une polémique classique s’est transformé en crise ouverte.

Dans les gradins, la situation a dégénéré : séparations arrachées, affrontements physiques et mouvements de panique. Fait particulièrement marquant, la tribune de presse a été envahie, exposant journalistes et officiels à des risques directs. Après le match, les incidents se sont prolongés à l’extérieur du stade, avec des dégradations matérielles et des heurts avec les forces de l’ordre. Le bilan fait état de plusieurs blessés légers et surtout de 136 interpellations, un chiffre révélateur de l’ampleur des événements.

Face à cette situation, les autorités ont réagi rapidement en prononçant des sanctions sévères : cinq matchs à huis clos pour l’AS FAR, trois pour le Raja, interdiction de déplacement des supporters jusqu’à la fin de la saison, ainsi que des amendes et des obligations de réparation. Si ces mesures traduisent une volonté de fermeté, elles soulèvent néanmoins des interrogations quant à leur efficacité réelle.

Le huis clos, en pénalisant l’ensemble des supporters, ne distingue pas les responsables des débordements de la majorité pacifique. Il prive également le football de son atmosphère et de son identité populaire, sans garantir que les causes profondes des violences soient traitées. Cette logique punitive tend à s’installer dans une forme de répétition : incidents, sanctions, puis retour à la normale jusqu’au prochain débordement.

Au-delà des sanctions, c’est l’ensemble du football marocain qui se retrouve fragilisé. Les joueurs évoluent dans des stades vides, les supporters sont privés de leur passion, et la compétition perd en équité et en intensité. Une minorité impose ainsi ses excès à une majorité, créant un déséquilibre difficilement acceptable.

Ce type d’événements n’est malheureusement plus exceptionnel. Il s’inscrit dans une dynamique répétitive où rivalités exacerbées, effet de groupe et insuffisances organisationnelles produisent les mêmes conséquences. Pourtant, dans le même temps, le Maroc affiche des ambitions élevées, avec des infrastructures modernisées et une volonté affirmée de s’imposer sur la scène internationale.

Ce contraste met en lumière un paradoxe persistant. D’un côté, un football en progression, plus attractif et plus visible. De l’autre, des incidents récurrents qui ternissent son image et freinent son développement. L’écart entre les ambitions affichées et la réalité vécue dans certains matchs devient de plus en plus difficile à ignorer.

Le Classico AS FAR–Raja devait être une vitrine. Il s’est transformé en signal d’alerte. Plus qu’un simple dérapage, il révèle une problématique profonde qui dépasse le cadre d’un match. À force de répétition, ces incidents ne peuvent plus être considérés comme des exceptions, mais comme le symptôme d’un mal structurel.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.