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Crise politique en France : la défiance des Français atteint un sommet
Un sondage de l’Institut français d’opinion publique (IFOP), publié mercredi, révèle que 63 % des Français souhaitent la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue de nouvelles élections législatives. Ce résultat intervient au moment où le Premier ministre François Bayrou tente de sauver son gouvernement minoritaire, menacé d’effondrement dès le mois de septembre.
Lundi, Bayrou avait annoncé l’organisation d’un vote de confiance sur un plan d’austérité de 43,8 milliards d’euros. Une décision jugée à haut risque, qui a déclenché un véritable séisme politique et accentué les tensions au sein de l’exécutif. Selon ce même sondage, 68 % des Français estiment que les députés ne devraient pas accorder leur confiance au gouvernement, un chiffre qui traduit une défiance profonde.
L’hostilité est particulièrement forte chez les sympathisants du Rassemblement national, des Verts, de La France insoumise et du Parti socialiste, tandis que les proches de Renaissance se montrent largement favorables à l’octroi de la confiance. Les électeurs des Républicains apparaissent quant à eux divisés, sans position tranchée. Au-delà des clivages partisans, une large majorité des sondés juge le projet de budget 2026 inefficace pour réduire la dette publique, et perçoit les efforts demandés comme inéquitables.
L’hypothèse d’une démission de François Bayrou ne suscite qu’une inquiétude limitée : seuls 26 % des Français considèrent qu’un tel départ aggraverait la situation, tandis que 55 % estiment que la crise est déjà si profonde qu’elle ne pourrait empirer davantage. Plus largement, l’idée d’une démission du président Emmanuel Macron recueille le soutien de 67 % des sondés, alors que 81 % se disent favorables à la nomination d’un nouveau Premier ministre et 63 % approuvent la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale.
Dans le cas où Bayrou quitterait Matignon, deux options semblent privilégiées par l’opinion : la nomination d’un Premier ministre issu du Rassemblement national ou le choix d’une personnalité de la société civile, solutions qui reflètent le rejet croissant des équilibres traditionnels. La mobilisation sociale prévue le 10 septembre contre le plan de rigueur bénéficie d’ailleurs d’un soutien non négligeable, la majorité des Français affirmant leur sympathie à l’égard de ce mouvement.
À treize jours du vote de confiance, le Premier ministre tente encore de convaincre les députés d’opter pour la « responsabilité » plutôt que pour le « chaos ». Mais toutes les formations de l’opposition ont déjà annoncé leur refus d’apporter leur soutien, ce qui rend son pari quasiment impossible. La crise, qui secoue à la fois le gouvernement et les marchés financiers, place désormais Emmanuel Macron devant une décision cruciale : dissoudre l’Assemblée nationale ou former un nouveau gouvernement. Selon l’IFOP, une courte majorité des Français estime cependant que le chef de l’État ne franchira pas le pas d’une dissolution.