École marocaine : recrutements massifs et salaires revalorisés pour relancer le secteur
Le gouvernement marocain poursuit sa stratégie de transformation du système éducatif en mettant l’accent sur les ressources humaines. À l’horizon 2025, pas moins de 90 000 postes budgétaires auront été créés dans le secteur de l’éducation, une mesure présentée comme essentielle pour accompagner les ambitions de réforme et améliorer la qualité de l’enseignement.
Lors d’un point de presse tenu à l’issue du Conseil de gouvernement, Mustapha Baitas a souligné l’ampleur des moyens mobilisés. Il a notamment mis en avant une augmentation générale des salaires de 1 500 dirhams nets, bénéficiant à environ 330 000 fonctionnaires, pour un coût global estimé à 9 milliards de dirhams. Cette décision s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions matérielles du corps éducatif et de renforcer son attractivité.
Parallèlement, l’exécutif a procédé à l’intégration de 115 000 agents du secteur de l’éducation nationale dans la fonction publique. Cette opération s’accompagne de l’adoption d’un nouveau système de rémunération, incluant un salaire de base revalorisé et des mécanismes de promotion avec effet rétroactif. Le coût de cette mesure est évalué à 2,4 milliards de dirhams.
Au-delà des chiffres, le gouvernement insiste sur la dimension structurelle de cette politique. La réforme de l’enseignement repose sur une vision globale visant à moderniser les programmes, revoir les cursus et introduire de nouvelles approches pédagogiques. Parmi les initiatives phares figure la mise en place des « écoles pionnières », présentées comme des laboratoires d’innovation éducative.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre plus large de la construction de l’État social, où l’éducation occupe une place centrale. Pour les autorités, investir dans le capital humain constitue un levier indispensable pour répondre aux défis économiques et sociaux du pays.
Si ces mesures traduisent une volonté politique affirmée, leur mise en œuvre concrète et leur impact sur la qualité de l’enseignement restent des enjeux majeurs. Entre attentes des enseignants, besoins des élèves et impératifs budgétaires, la réforme éducative marocaine entre dans une phase décisive.
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