Électricité au Maroc : une croissance modérée tirée par les renouvelables
Le secteur énergétique marocain entame l’année 2026 sur une croissance modérée. Selon les dernières données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la production nationale d’électricité a enregistré une progression limitée à 0,8% en janvier, marquant un net ralentissement par rapport à la dynamique observée un an auparavant.
Cette évolution traduit un rééquilibrage du mix énergétique, dans un contexte où les énergies renouvelables continuent de gagner en importance, tout en révélant certaines fragilités structurelles du système électrique.
Les renouvelables, principal moteur de la croissance
La progression enregistrée en ce début d’année repose en grande partie sur le dynamisme des énergies renouvelables. Les projets développés dans le cadre de la loi 13-09 affichent une hausse significative, confirmant la montée en puissance des capacités solaires et éoliennes.
Parallèlement, la production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) poursuit sa progression, bien que plus modérée. L’apport des opérateurs tiers nationaux se distingue également par une forte augmentation, illustrant l’élargissement du paysage énergétique marocain à de nouveaux acteurs.
Un ralentissement lié au repli du privé
Malgré ces performances, la croissance globale reste freinée par le recul de la production privée. Après une année 2025 marquée par une forte expansion, ce segment enregistre un léger repli en janvier, pesant sur la dynamique d’ensemble.
Ce contraste met en évidence la dépendance du secteur à l’équilibre entre les différents modes de production, ainsi que la nécessité d’une meilleure coordination entre acteurs publics et privés.
Une hausse marquée des importations
Autre élément notable : l’augmentation significative des importations d’électricité. Cette évolution témoigne d’un recours accru aux échanges extérieurs pour répondre à la demande nationale.
Dans le même temps, les exportations enregistrent un recul, traduisant un ajustement des flux énergétiques dans un contexte de consommation en hausse. L’énergie nette appelée progresse ainsi, confirmant une pression croissante sur le système électrique.
Un secteur en transition
Ces indicateurs reflètent une phase de transition pour le secteur énergétique marocain. Entre développement des renouvelables, ajustements du marché et évolution de la demande, le système électrique doit s’adapter à de nouveaux équilibres.
À court terme, la stabilisation de la production dépendra de la capacité à optimiser les différentes sources d’énergie, tout en renforçant les infrastructures et les mécanismes de régulation.
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