Emploi : le talon d’Achille de la croissance marocaine selon le FMI
Le Maroc affiche des fondamentaux économiques solides, mais le marché du travail reste un point faible. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la création d’emplois peine à suivre le rythme de la croissance, révélant les limites d’un modèle encore insuffisamment inclusif.
Dans son rapport au titre de l’article IV pour 2026, le FMI salue la résilience de l’économie marocaine. La croissance a atteint 4,9 % en 2025 et devrait se maintenir autour de 4,4 % en 2026, portée par le rebond agricole, les grands projets d’infrastructures et la dynamique du tourisme. Cependant, ces moteurs économiques n’entraînent qu’une amélioration marginale du marché du travail.
Le taux de chômage, proche de 13 % en 2025, ne devrait redescendre qu’à environ 11 % entre 2028 et 2031. Pour le FMI, ce décalage souligne que l’expansion économique n’absorbe pas suffisamment la main-d’œuvre. L’institution insiste sur l’efficacité de l’investissement public, pilier de la stratégie nationale. Bien que les infrastructures stimulent l’activité, leur impact sur l’emploi reste limité. Une meilleure allocation des ressources et un renforcement du capital humain sont nécessaires pour maximiser les retombées économiques et sociales.
Le secteur privé est appelé à jouer un rôle central dans la création d’emplois. Le FMI recommande de lever les obstacles à son développement, en favorisant une concurrence équilibrée avec les entreprises publiques et en améliorant l’environnement des affaires. Par ailleurs, des réformes du marché du travail sont jugées indispensables pour accroître la participation professionnelle, notamment celle des jeunes.
Sur le plan macroéconomique, l’inflation, restée faible à 0,8 % en 2025, devrait se stabiliser autour de 2 % à moyen terme. Bank Al-Maghrib dispose de marges pour maintenir une politique monétaire prudente. Les finances publiques suivent une trajectoire de consolidation progressive, avec un déficit prévu en baisse vers 3 % du PIB et une dette ramenée à 60,5 % d’ici 2031.
À l’extérieur, le déficit courant pourrait se creuser sous l’effet des importations liées aux investissements et de la facture énergétique, sans menacer les réserves de change. Le FMI rappelle toutefois que des risques externes subsistent, liés aux tensions géopolitiques et à la volatilité des marchés internationaux.
Dans ce contexte, le Maroc continue de bénéficier de la ligne de crédit flexible du FMI, utilisée à titre préventif, garantissant un filet de sécurité face aux chocs extérieurs. L’institution conclut que le pays conserve des fondamentaux solides et un cadre macroéconomique crédible.
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