GenZ212 : à Rabat, des mères demandent la libération de leurs enfants détenus
À Rabat, des familles de personnes condamnées ou poursuivies dans le cadre des manifestations liées au mouvement GenZ212 ont renouvelé leur demande de libération. Samedi 26 septembre, une trentaine de femmes se sont rassemblées devant le Parlement puis au siège de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), selon l’AFP.
Des familles mobilisées un an après les manifestations
La mobilisation intervient près d’un an après les manifestations organisées par GenZ212, un collectif apparu sur les réseaux sociaux à l’automne 2025. Le mouvement avait notamment porté des revendications concernant les secteurs de la santé et de l’éducation ainsi que la lutte contre la corruption.
Les rassemblements, organisés pendant environ deux semaines dans plusieurs villes du Maroc, avaient été en grande partie pacifiques. Deux soirées avaient toutefois été marquées par des actes de vandalisme et des affrontements, notamment près d’Agadir, où trois personnes avaient trouvé la mort, selon les informations rapportées par l’AFP.
Des témoignages de mères devant le Parlement
Parmi les participantes figurait Bouchra Najjari, 53 ans, qui a expliqué les difficultés rencontrées pour maintenir ses activités professionnelles tout en rendant visite à son fils détenu.
Une autre participante, Saadia Ben Ziania, a pour sa part appelé à la libération de son petit-fils, âgé de 15 ans au moment de son arrestation, selon les déclarations rapportées par l’AFP.
Ces témoignages illustrent la mobilisation de proches qui souhaitent voir évoluer la situation judiciaire des personnes incarcérées à la suite des événements liés au mouvement.
Le comité de soutien avance le chiffre de 750 détenus
Hakim Sikouk, coordinateur national du comité de soutien aux détenus de GenZ212, affirme que près de 750 jeunes sont toujours incarcérés. Selon lui, certaines procédures concernent encore des personnes qui n’ont pas été jugées, ainsi que des mineurs.
Le responsable du comité évoque également des « irrégularités » dans certaines poursuites et réclame la remise en liberté des personnes concernées. Ces affirmations correspondent à la position de ce comité de soutien et ne constituent pas, à elles seules, une constatation judiciaire indépendante.
Plus de 2 400 personnes poursuivies selon le parquet
Le dossier judiciaire remonte aux troubles survenus lors des manifestations de l’automne précédent. En octobre 2025, le parquet avait annoncé que plus de 2 400 personnes étaient poursuivies pour des faits de violence, dont environ 1 400 avaient été placées en détention, selon les informations reprises par l’AFP.
Depuis, la question du sort des personnes encore détenues reste au cœur des revendications des familles et des organisations qui les soutiennent.
La mobilisation de Rabat intervient ainsi dans un contexte où les proches des détenus continuent de demander des évolutions judiciaires, tandis que les autorités judiciaires ont engagé des procédures à la suite des violences survenues en marge des manifestations de GenZ212.
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