Hantavirus : l’OMS met en garde après l’évacuation du Hondius
La gestion de la récente crise sanitaire liée à des cas d’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius n’est pas encore terminée. C’est le message principal qu’a voulu faire passer le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse organisée à Madrid aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.
Alors que l’évacuation du navire, en provenance des Canaries, vient de s’achever, le responsable de l’OMS a appelé à la prudence. Selon lui, la situation reste sous surveillance étroite en raison de la période d’incubation prolongée du virus. De nouveaux cas pourraient encore apparaître dans les semaines à venir, ce qui impose, selon ses mots, une vigilance constante des autorités sanitaires.
L’OMS rappelle que les personnes évacuées, issues de plusieurs nationalités, doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux. L’organisation recommande une quarantaine de 42 jours à partir de la dernière exposition potentielle, soit jusqu’au 21 juin. Cette mesure peut être appliquée en centre spécialisé ou à domicile, selon les capacités de chaque pays concerné.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a également insisté sur le rôle de coordination internationale, tout en rappelant les limites de son organisation. L’OMS ne peut imposer ses protocoles aux États, mais uniquement formuler des recommandations. Cette réalité soulève régulièrement la question de la souveraineté sanitaire, notamment lors de crises transfrontalières.
Concernant le risque global, le directeur de l’OMS se veut rassurant : le danger pour la population de Canary Islands reste faible, tout comme à l’échelle internationale. Les mesures mises en place visent précisément à maintenir ce niveau de risque bas, malgré les inquiétudes initiales des habitants et des autorités locales.
De son côté, Pedro Sánchez a salué la coordination entre les différents acteurs impliqués dans l’opération. Il a défendu une approche fondée sur la solidarité internationale, estimant que les situations de crise ne doivent pas être traitées sous le prisme de la peur ou du repli.
Le navire MV Hondius, qui transportait une partie de son équipage encore à bord lors des opérations finales, a repris la mer en direction des Pays-Bas. Son arrivée est prévue dans les prochains jours, sous surveillance sanitaire continue.
Analyse générale
Cette affaire illustre les défis persistants de la gestion des risques infectieux dans un contexte de mobilité internationale. Entre impératifs sanitaires, tensions politiques locales et coordination mondiale, l’épisode du Hondius rappelle que la prévention reste un enjeu central, même après la fin des opérations d’urgence.
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