Israël libère le journaliste marocain Mohamed Bakkali
Le journaliste marocain Mohamed Bakkali, correspondant de la chaîne Al Jazeera, a été libéré dimanche soir par les autorités israéliennes, aux côtés d’un groupe d’activistes internationaux arrêtés lors de leur participation à la mission humanitaire “Handala”. Cette flottille, partie symboliquement pour briser le blocus maritime imposé à Gaza, avait été interceptée samedi par la marine israélienne en mer Méditerranée.
Selon un communiqué officiel, les passagers du navire seront expulsés lundi matin vers leurs pays respectifs. Mohamed Bakkali devrait être acheminé vers la France, tandis que les autres membres de la mission seront renvoyés selon les procédures consulaires en vigueur.
À bord du bateau humanitaire, le journaliste accompagnait une délégation transportant de modestes quantités d’aide alimentaire et médicale, dans un geste de solidarité avec les civils palestiniens assiégés depuis plus de 21 mois de guerre.
Son arrestation, opérée en pleine mer, a provoqué une vive indignation au Maroc. Plusieurs ONG de défense des droits humains, syndicats de journalistes et partis politiques – dont le PJD et la FGD – ont fermement condamné cette interpellation, qu’ils considèrent comme une violation du droit international et de la liberté de la presse.
Les témoignages recueillis auprès des passagers font état de longues heures d’interrogatoire, de saisie d’équipements, et d’un accès restreint aux droits fondamentaux pendant leur détention. L’organisation israélienne Adalah a également dénoncé l’impossibilité d’entrer en contact avec les détenus ou de leur fournir une assistance juridique, soulignant une entrave claire au droit à la défense.
L’armée israélienne, de son côté, a affirmé avoir agi pour empêcher la flottille d’entrer dans les eaux proches de Gaza, invoquant des raisons de sécurité. Le ministère des Affaires étrangères a précisé que le navire et ses passagers “étaient en sécurité” et avaient été redirigés vers le port israélien d’Ashdod.
Le “Handala” est le deuxième navire intercepté par Israël en quelques semaines. Le mois dernier, le “Madleen”, affrété par la même organisation, avait été arrêté dans les eaux internationales. Parmi les passagers figuraient des militants internationaux, dont la militante suédoise Greta Thunberg.
Cette nouvelle affaire ravive le débat sur les conditions d’accès à Gaza pour les journalistes et les humanitaires. Elle met aussi en lumière les risques encourus par ceux qui tentent de briser le blocus dans un contexte de tensions régionales exacerbées. Avant leur interception, les membres de l’équipage du “Handala” avaient annoncé leur intention d’entamer une grève de la faim en cas d’arrestation.
Si la libération de Mohamed Bakkali est accueillie avec soulagement, elle ne met pas fin aux interrogations sur les pratiques israéliennes à l’encontre des acteurs humanitaires et des voix critiques. Cette opération soulève une nouvelle fois la question de la transparence et du respect du droit international en Méditerranée orientale.
-
17:43
-
17:00
-
16:30
-
16:00
-
15:20
-
14:30
-
14:00
-
13:15
-
12:35
-
12:00
-
11:00
-
10:30
-
10:00
-
09:15
-
08:30
-
08:00
-
21:00
-
20:27
-
20:00
-
19:00
-
18:12
-
18:00
-
17:54