La production animale, pilier stratégique de l’agriculture marocaine
La production animale s’impose comme un levier central du développement agricole au Maroc, contribuant à hauteur de 35 % au produit intérieur brut (PIB) agricole. Ce secteur génère également près de 135 millions de journées de travail chaque année, confirmant son rôle déterminant dans l’économie rurale.
C’est à Meknès, lors d’une conférence internationale organisée en marge du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM), que le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a souligné l’importance stratégique de cette filière. Selon lui, l’élevage constitue une source de revenus essentielle pour environ 1,2 million d’éleveurs à travers le Royaume.
Un cheptel important et diversifié
Les données issues du recensement de 2025 révèlent un cheptel estimé à près de 33 millions de têtes, incluant ovins, caprins, bovins et camélidés. Cette richesse permet une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et près de 2 milliards de litres de lait.
En parallèle, la filière avicole affiche une dynamique remarquable. Elle produit environ 784.000 tonnes de viandes blanches et 6,5 milliards d’œufs par an, assurant ainsi une autosuffisance totale du marché national.
Une stratégie axée sur la performance et la résilience
Face aux défis climatiques et économiques, les autorités marocaines ont engagé une stratégie ambitieuse visant à renforcer la résilience du secteur. Celle-ci repose notamment sur le soutien aux éleveurs, à travers un programme de reconstitution du cheptel national et des aides destinées à l’alimentation du bétail et à la préservation des femelles reproductrices.
L’amélioration de la sécurité sanitaire animale constitue également un axe majeur, avec le renforcement des dispositifs de surveillance épidémiologique, de vaccination et de contrôle sanitaire.
Focus sur les filières clés
La filière des viandes rouges, dominée par la viande bovine qui représente près de 80 % de la consommation nationale, fait l’objet d’un effort particulier. L’amélioration des races bovines destinées à la production de viande figure parmi les priorités.
Par ailleurs, l’élevage camelin connaît un intérêt croissant, notamment dans les provinces du Sud. Cette activité génère une valeur ajoutée estimée à 225 millions de dirhams par an et près de 2,7 millions de journées de travail, constituant un pilier socio-économique pour ces régions.
Modernisation et structuration du secteur
La stratégie nationale prévoit également la modernisation des circuits de commercialisation, la mise à niveau des abattoirs et le développement des infrastructures logistiques, notamment les chaînes de froid et de transport. L’objectif est d’améliorer la qualité des produits tout en garantissant des conditions équitables pour les producteurs, en particulier les plus petits.
Enfin, l’accent est mis sur la formation et la recherche scientifique, en partenariat avec les différents acteurs du secteur, afin de renforcer les compétences et soutenir l’innovation.
Cette rencontre internationale, dédiée à la transformation des systèmes alimentaires, a réuni des décideurs, experts et professionnels du monde entier, confirmant le rôle du SIAM comme plateforme incontournable de réflexion sur l’avenir de l’agriculture.
-
15:15
-
15:14
-
15:09
-
15:06
-
14:49
-
14:40
-
14:31
-
14:30
-
14:19
-
14:15
-
14:14
-
14:09
-
14:09
-
13:41
-
13:30
-
13:09
-
12:44
-
12:41
-
12:41
-
12:34
-
12:31
-
12:28
-
12:17
-
12:09
-
12:08
-
11:44
-
11:31
-
11:30
-
11:15
-
11:09
-
11:00
-
10:49
-
10:44
-
10:30
-
10:09
-
10:01
-
09:44
-
09:39
-
09:36
-
09:30
-
09:16
-
09:08
-
09:00
-
08:54
-
08:40
-
08:30
-
08:28
-
08:08
-
07:47
-
07:44
-
23:45
-
23:30
-
23:15
-
23:09
-
22:44
-
22:30
-
22:15
-
22:09
-
21:45
-
21:30
-
21:15
-
21:09
-
20:45
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:44
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:41
-
18:30
-
18:15
-
18:10
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:17
-
17:07
-
17:06
-
17:00
-
16:55
-
16:53
-
16:45
-
16:38
-
16:35
-
16:30
-
16:30
-
16:25
-
16:22
-
16:19
-
16:15
-
16:15
-
16:00
-
15:59
-
15:45
-
15:31
-
15:30
-
15:22