- 21:32Xiaomi accélère dans l'automobile avec une levée de 5,5 milliards de dollars
- 21:06Grève en Belgique : Royal Air Maroc annule deux vols vers et depuis Bruxelles
- 20:45Ukraine et États-Unis : Un accord sur les ressources minières encore en négociation
- 20:30Le Mali mise sur une reprise de la production d’or en 2025, malgré le conflit avec Barrick Gold
- 19:56Raila Odinga envoyé spécial du Kenya pour apaiser la crise politique du Sud-Soudan
- 19:30Sidi Ifni : Une nouvelle station de dessalement pour sécuriser l'eau potable
- 18:20Fenerbahçe tourne la page Sofyan Amrabat et explore de nouvelles options
- 17:49Deux Marocains brillent au prix Katara de récitation du saint coran
- 17:47YouTube devance les chaînes traditionnelles et séduit les plus de 50 ans
Suivez-nous sur Facebook
Le Maroc sur les rails de l’exportation ferroviaire
Le Maroc se projette comme un futur leader dans l’industrie ferroviaire internationale, avec l’ambition d’exporter ses wagons vers l’Europe et l’Afrique d’ici 2040. Ce pari audacieux s’inscrit dans un plan stratégique massif de 400 milliards de dirhams, visant à moderniser le réseau ferroviaire national, à étendre les lignes à grande vitesse et à renforcer l’indépendance industrielle du pays dans ce secteur clé.
L’annonce de ce projet visionnaire a été faite par Abdessamad Kayouh, ministre des Transports et de la Logistique, qui a souligné son impact sur l’économie nationale. Parmi les priorités du plan figurent l’extension du réseau ferroviaire à grande vitesse, avec des trains capables de rouler à des vitesses allant jusqu’à 320 km/h, ainsi que la construction de lignes régionales pour mieux connecter les villes encore isolées. En 2040, le Maroc prévoit de relier 43 villes au réseau ferroviaire, contre 23 actuellement, augmentant ainsi la couverture à 87 % de la population, contre seulement 51 % aujourd’hui.
Outre la modernisation du réseau, le projet accorde une attention particulière à l’industrialisation locale. La création d’une unité de fabrication de trains est prévue, avec pour objectif de réduire la dépendance aux importations et de développer un écosystème national de fournisseurs et de sous-traitants. En parallèle, des partenariats pour la maintenance industrielle des trains renforceront la durabilité et l’efficacité du réseau.
Le plan stratégique intègre également des projets ambitieux de connectivité internationale. D’ici 2030, le Royaume investira 96 milliards de dirhams dans des infrastructures essentielles, comme la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, ainsi que dans la réhabilitation de gares modernes pour améliorer l’accueil des passagers. L’objectif est aussi de relier 12 ports et 15 aéroports internationaux au réseau ferroviaire pour dynamiser les échanges commerciaux et touristiques.
Ce projet transformateur devrait générer près de 300 000 emplois directs et indirects, avec un impact majeur sur le développement des compétences locales et sur la création d’opportunités économiques dans plusieurs régions du pays.
Enfin, l’exportation ferroviaire constitue une pierre angulaire de cette stratégie. Le Maroc entend non seulement répondre à ses besoins internes mais aussi positionner ses produits ferroviaires sur les marchés européens et africains. Avec des infrastructures modernes, une production locale compétitive et une vision claire, le Maroc aspire à devenir un fournisseur incontournable de solutions ferroviaires sur le plan international.
Cette initiative reflète la volonté du Royaume de se hisser parmi les nations les plus innovantes dans le domaine ferroviaire, tout en contribuant à la mobilité durable et à l’intégration économique régionale.
Commentaires (0)