Marrakech : verdicts dans l’affaire des violences liées aux manifestations d’octobre
La Cour d’appel de Marrakech a rendu ses décisions dans le dossier judiciaire relatif aux violences survenues lors des manifestations d’octobre dernier attribuées au mouvement surnommé “Génération Z”. Au total, 48 prévenus ont été jugés pour leur implication présumée dans des incidents ayant entraîné des dégradations et des affrontements avec les forces de l’ordre.
Des condamnations graduées selon les responsabilités
Les magistrats ont retenu plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels participation à des rassemblements non autorisés, atteintes aux biens publics et privés, actes de violence contre des agents publics, incendies volontaires ou encore troubles à l’ordre public. Les peines prononcées reflètent la diversité des faits reprochés et le degré d’implication de chaque accusé.
Quatre personnes ont été condamnées à deux ans d’emprisonnement dont une partie ferme, tandis que certains prévenus ont bénéficié de sanctions assorties de sursis, accompagnées de la prise en charge des frais judiciaires.
Des sanctions plus lourdes pour les faits les plus graves
Un groupe de vingt-et-un accusés a écopé de six mois de prison ferme pour des infractions liées à des attroupements, dégradations et actes de rébellion, tout en étant acquitté d’autres charges. Six autres prévenus ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour des actes incluant destruction volontaire de biens et violences contre des agents publics.
Dans les cas impliquant des faits plus graves, quatre personnes ont reçu des peines de trois ans de prison ferme pour incendie de bâtiments publics et dégradations aggravées. Sept accusés ont été condamnés à quatre ans pour des infractions liées notamment à des vols aggravés et à des ententes en vue de commettre des délits contre les biens.
Les sanctions les plus sévères ont concerné six individus condamnés à six ans d’emprisonnement ferme pour un ensemble de faits incluant violences ayant causé des blessures, incendies volontaires, entraves à la circulation et participation à des rassemblements interdits.
Un volet civil encore en suspens
La juridiction a décidé de différer l’examen des demandes civiles associées au dossier. Cette décision intervient dans l’attente des jugements définitifs concernant les mineurs également impliqués dans l’affaire. Les parties concernées ont été informées des procédures et délais relatifs aux recours possibles.
Une étape judiciaire clé après les tensions d’octobre
Ces verdicts constituent une phase importante dans le traitement judiciaire des événements qui avaient marqué plusieurs quartiers de Marrakech à l’automne. Les incidents avaient suscité un débat sur la gestion des manifestations et la responsabilité pénale des participants impliqués dans des actes de violence.
La conclusion de cette étape judiciaire ne clôt toutefois pas totalement le dossier, qui pourrait encore évoluer à mesure que les procédures d’appel et les volets restants seront examinés.
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