Moussa Falcone condamné à 30 ans de réclusion criminelle à Nador
La justice marocaine a rendu son verdict dans l’affaire de Moussa Falcone, dont le nom avait largement circulé après un mariage très médiatisé organisé à Zeghanghane, dans la province de Nador, à l’été 2025. La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Nador l’a condamné, mercredi 30 septembre 2026, à 30 ans de réclusion criminelle. Le jugement intervient exactement un an après son arrestation à Salé.
L’affaire avait pris une ampleur nationale après la diffusion massive sur les réseaux sociaux d’images montrant une cérémonie marquée par un important déploiement de véhicules de luxe, des dépenses ostentatoires et des scènes impliquant des armes à feu. Les événements avaient conduit les autorités à ouvrir une enquête judiciaire et à multiplier les investigations dans la région de Nador.
Une affaire révélée par un mariage très médiatisé
En août 2025, une cérémonie organisée à Zeghanghane, dans la province de Nador, avait attiré l’attention en raison de son caractère particulièrement ostentatoire. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux avaient notamment montré des véhicules haut de gamme, la présence d’artistes et des scènes de tirs d’armes à feu.
À la suite de ces événements, les services de sécurité avaient engagé des investigations afin d’établir les circonstances des faits et d’identifier les personnes impliquées. La Brigade nationale de la police judiciaire avait notamment effectué plusieurs opérations dans la région, donnant lieu à l’interpellation de nombreuses personnes.
Le principal intéressé avait alors disparu avant d’être retrouvé plusieurs semaines plus tard à Salé.
Une arrestation à Salé après plusieurs semaines de recherches
Le 30 septembre 2025, Moussa Falcone avait été interpellé à Salé par la Brigade de lutte contre les bandes criminelles de Rabat, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).
Les informations communiquées au moment de son arrestation faisaient état de 51 mandats de recherche à l’échelle nationale. Les dossiers dans lesquels son nom apparaissait concernaient notamment des soupçons de trafic de stupéfiants, de traite des êtres humains, de menaces ou d’infractions impliquant des armes à feu et de liens présumés avec des réseaux criminels organisés.
Après son interpellation, il avait été placé en garde à vue sur décision du parquet compétent, dans le cadre d’une enquête destinée à déterminer les responsabilités pénales et à identifier d’éventuelles connexions avec d’autres personnes recherchées.
Un an de procédure avant le verdict
L’arrestation de septembre 2025 avait marqué le début d’un nouveau chapitre judiciaire dans cette affaire. Après les investigations, le dossier a été examiné par la justice avant que la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Nador ne rende son verdict.
Le 30 septembre 2026, la juridiction a condamné Moussa Falcone à 30 ans de réclusion criminelle, mettant ainsi fin à cette phase du parcours judiciaire.
Les informations disponibles dans les sources consultées rapportent également que l'accusation portait sur plusieurs faits criminels. Une source locale évoque notamment des poursuites relatives à la constitution d’une association de malfaiteurs, au meurtre avec préméditation et à la falsification de véhicules. Ces éléments doivent être distingués des accusations évoquées au moment de son arrestation, qui relevaient alors de soupçons et d’enquêtes en cours.
Une affaire qui avait dépassé les frontières de Nador
Au-delà de son volet judiciaire, l’affaire avait marqué l’opinion en raison de la forte exposition médiatique du mariage de Zeghanghane. La diffusion des images sur les réseaux sociaux avait rapidement transformé une cérémonie privée en affaire suivie à l’échelle nationale.
L’arrestation de Moussa Falcone à Salé avait ensuite donné une dimension supplémentaire au dossier, les services de sécurité faisant état de nombreuses recherches nationales le concernant.
Le verdict rendu à Nador vient désormais clore une séquence judiciaire ouverte un an plus tôt, depuis les investigations déclenchées dans le sillage du mariage jusqu'à la condamnation prononcée le 30 septembre 2026.
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