Nouvelle escalade au Liban : Beyrouth frappée, des civils touchés
Au moins sept personnes ont été tuées et 21 autres blessées lors d’une nouvelle frappe ayant visé le centre de Beyrouth, selon un bilan initial communiqué par le ministère libanais de la Santé. L’attaque a touché la plage de Ramlet al-Bayda, un lieu où de nombreux déplacés ont trouvé refuge depuis l’intensification du conflit dans la région.
Des images diffusées par les médias locaux montrent d’épaisses colonnes de fumée s’élevant le long du littoral de Beyrouth. Plusieurs familles déplacées dormaient à la belle étoile sur cette plage, devenue un abri improvisé depuis le déclenchement des hostilités entre Hezbollah et Israël.
Cette frappe constitue la troisième attaque au cœur de la capitale libanaise depuis le début de la nouvelle phase de la guerre au Moyen-Orient. Elle survient après un bombardement ayant ciblé un hôtel situé en bord de mer, puis un raid contre un appartement dans la ville quelques jours plus tard.
Parallèlement, les tensions militaires se poursuivent entre les différents acteurs du conflit. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir mené une opération de frappes « conjointe et intégrée » avec leur allié libanais contre des cibles israéliennes. De son côté, le Hezbollah a déclaré avoir lancé des missiles vers une base du renseignement militaire israélien dans la région de Tel-Aviv.
L’armée israélienne a indiqué avoir frappé une dizaine de cibles liées au Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, notamment des centres de commandement, un quartier général du renseignement et plusieurs lanceurs de missiles. Des frappes ont également été signalées dans différentes localités du sud du Liban, dont Taybeh, Al-Sultaniyya et Qana.
Une crise humanitaire qui s’aggrave
Le Liban a été entraîné dans cette escalade militaire après que le Hezbollah a lancé une attaque contre Israël, en réaction à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes attribuées aux États-Unis et à Israël.
Depuis lors, les opérations militaires se sont intensifiées. L’armée israélienne mène des raids aériens dans plusieurs régions du Liban et a déployé des troupes au sol près de la frontière. Selon les autorités libanaises, plus de 630 personnes ont été tuées depuis le 2 mars.
La situation humanitaire se détériore rapidement. Plus de 800.000 habitants ont été contraints de fuir leur domicile, parmi lesquels plus de 120.000 ont trouvé refuge dans des centres d’accueil.
Sur le plan diplomatique, le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à renoncer à toute offensive terrestre au Liban et a demandé au Hezbollah de mettre fin immédiatement à ses attaques. Cette prise de position intervient après un entretien avec son homologue libanais, Joseph Aoun.
Alors que les bombardements se poursuivent dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, une grande partie de la population a déjà quitté ces quartiers, craignant une nouvelle intensification des hostilités.
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