Réchauffement climatique : 2025 confirme la surchauffe historique des océans mondiaux
Alors que l’année 2025 a été marquée par l’installation d’un épisode La Niña, généralement associé à un léger effet de refroidissement global, les océans ont, au contraire, conservé des niveaux de chaleur exceptionnellement élevés. Selon une nouvelle estimation publiée par Mercator Ocean International, 2025 figure parmi les trois années les plus chaudes jamais observées pour l’océan mondial depuis le début des relevés modernes.
Basée à Toulouse et chargée de l’exploitation du service Copernicus Marine de l’Union européenne, l’institution souligne que la planète bleue traverse une phase de réchauffement durable qui dépasse désormais les cycles climatiques naturels.
Des températures records à l’échelle mondiale
Les analyses montrent que la température moyenne de surface des océans a atteint en 2025 près de 20,8 °C, un niveau qui place l’année au troisième rang historique depuis 1993. Plus frappant encore, plus de 80 % des surfaces océaniques ont affiché des températures supérieures à la moyenne de référence, confirmant l’ampleur et la généralisation du phénomène.
Mercator Ocean précise qu’il s’agit de l’année La Niña la plus chaude jamais mesurée, ce qui renforce l’inquiétude des scientifiques quant à la capacité du système climatique à se stabiliser.
Des bassins particulièrement touchés
Les données révèlent une situation contrastée mais globalement préoccupante selon les régions.
Dans l’Atlantique Nord, la température moyenne s’est établie à plus de 22,4 °C, classant 2025 parmi les années les plus chaudes pour ce bassin. Près de 70 % de sa surface se situe désormais dans la catégorie des années les plus chaudes observées.
La Méditerranée se distingue encore davantage : elle a connu sa deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, avec la quasi-totalité de ses eaux au-dessus de la normale saisonnière. Un quart du bassin a même dépassé la moyenne de plus d’un degré, illustrant l’extrême vulnérabilité de cette mer semi-fermée au dérèglement climatique.
Canicules marines et banquise en recul
L’étude met également en lumière l’extension sans précédent des canicules marines. En 2025, près de neuf dixièmes de l’océan mondial ont été touchés par ces épisodes de chaleur prolongée, qui perturbent gravement les écosystèmes marins, les pêcheries et les chaînes alimentaires.
Autre signal d’alerte : la glace de mer est restée largement en dessous des moyennes de long terme, aussi bien dans l’Arctique que dans l’Antarctique. Les chercheurs relèvent un minimum record de banquise arctique en décembre, tandis que l’étendue hivernale de la glace antarctique figure parmi les plus faibles jamais observées.
Un marqueur de l’urgence climatique
Pour Mercator Ocean International, ces indicateurs confirment que le réchauffement des océans s’inscrit désormais dans une dynamique structurelle. Au-delà des records, la persistance de températures extrêmes constitue un facteur aggravant pour les événements météorologiques violents, la montée du niveau des mers et l’érosion de la biodiversité marine.
L’année 2025 apparaît ainsi comme un nouveau jalon préoccupant dans l’évolution du climat mondial, rappelant le rôle central des océans comme régulateurs du système terrestre — et comme révélateurs précoces de ses déséquilibres.
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