Tempête à Souss-Massa : lourdes pertes dans les serres
La région de Souss-Massa, l’un des principaux bassins agricoles du Maroc, a subi d’importants dégâts après une violente tempête survenue le 26 février en début de soirée. Les rafales, dont la vitesse aurait atteint près de 100 km/h, ont provoqué la destruction de nombreuses serres et endommagé des cultures sur de vastes superficies.
Les vents ont touché plusieurs zones agricoles majeures, notamment Chtouka Aït Baha, Belfaa, Inchadn, Biougra, Houara, Aït Amira et Sidi Bibi. En moins d’une heure, les rafales ont arraché ou gravement détérioré des structures sous serre, exposant directement les cultures aux intempéries.
Des producteurs de la région décrivent un phénomène météorologique aussi rapide que violent. Certains affirment que les dégâts observés dépassent tout ce qu’ils ont connu durant plusieurs décennies d’activité agricole.
Des milliers d’hectares touchés
Les premières estimations réalisées par les associations de producteurs et la chambre régionale d’agriculture font état de milliers d’hectares de serres détruits ou endommagés. Si l’ampleur des pertes varie d’une exploitation à l’autre, l’étendue géographique des dégâts confirme la gravité de cet épisode climatique.
Les agriculteurs tentent actuellement de sauver une partie des récoltes en procédant à des cueillettes anticipées. Cependant, de nombreux producteurs redoutent une fin prématurée de la campagne agricole.
Les cultures de primeurs sont particulièrement affectées, notamment les tomates, les poivrons et les haricots, ainsi que certains fruits rouges. Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par des difficultés phytosanitaires qui limitaient la production de certaines variétés, notamment la tomate ronde.
Selon plusieurs professionnels du secteur, ces pertes pourraient entraîner des tensions sur l’approvisionnement des marchés locaux et sur les exportations de fruits et légumes marocains dans les prochaines semaines.
Des dégâts aggravés par les intempéries
Après le passage de la tempête, certaines exploitations ont également subi des pluies et des chutes de grêle, aggravant la situation pour les cultures dont les serres avaient été détruites. Toutefois, les averses observées début mars ont été relativement brèves et suivies d’un temps plus clément, ce qui a permis de limiter l’aggravation des dommages.
À la suite de visites de terrain et d’une réunion avec les organisations professionnelles, le président de la chambre d’agriculture de Souss-Massa, Youssef Jebha, a confirmé que les dégâts s’étendent également aux provinces de Taroudant, Tata et Tiznit. Une commission a été mise en place afin d’évaluer précisément les pertes et de recenser les besoins des agriculteurs.
Crainte d’une pénurie de plastique
Au-delà des pertes agricoles, les producteurs sont confrontés à une autre difficulté majeure : la disponibilité du plastique utilisé pour couvrir les serres. La demande soudaine pour la reconstruction des installations endommagées pourrait provoquer une pénurie.
Selon plusieurs acteurs du secteur, les délais de livraison commencent déjà à s’allonger et les stocks disponibles pourraient rapidement se réduire si la demande continue d’augmenter.
Dans ce contexte, les représentants de la filière appellent les autorités à soutenir les agriculteurs et à envisager la déclaration de la région comme « zone sinistrée agricole », afin de faciliter l’accès à des aides pour la reconstruction des infrastructures.
Des inquiétudes pour la prochaine campagne
Les producteurs expriment également leurs inquiétudes face à la hausse possible des coûts des intrants agricoles dans un contexte international incertain. Les prix du plastique, des engrais, des produits phytosanitaires ou encore de la logistique pourraient augmenter, compliquant davantage la reprise de l’activité.
La combinaison de ces difficultés pourrait retarder le lancement de la prochaine campagne agricole. Certains opérateurs internationaux auraient déjà commencé à rechercher d’autres sources d’approvisionnement afin de sécuriser leurs programmes d’importation.
Après cet épisode climatique particulièrement violent, la filière maraîchère de Souss-Massa se trouve confrontée à un défi majeur. Les conséquences de ces pertes pourraient se répercuter aussi bien sur le marché national que sur les exportations agricoles du Maroc.
-
23:55
-
23:02
-
22:30
-
22:07
-
21:30
-
21:00
-
20:00
-
19:18
-
19:05
-
19:00
-
18:00
-
17:00
-
16:15
-
16:00
-
15:56
-
15:38
-
15:34
-
15:30
-
15:04
-
15:00
-
14:54
-
14:43
-
14:33
-
14:32
-
14:30
-
14:15
-
14:01
-
14:00
-
13:30
-
13:26
-
13:06
-
13:06
-
12:41
-
12:39
-
12:30
-
12:03
-
11:42
-
11:30
-
11:14
-
11:04
-
11:00
-
10:56
-
10:55
-
10:50
-
10:42
-
10:30
-
10:19
-
10:12
-
10:00
-
09:42
-
09:39
-
09:30
-
09:01
-
09:00
-
08:55
-
08:50
-
08:47
-
08:45
-
08:40
-
08:35