Urgent 11:12 Inflation à Marrakech : les prix reculent de 1,7 % en juillet 2026 11:09 Framboises : le Maroc capte près de 63 % des importations britanniques 10:44 Panneaux de bois : le Maroc déclenche une riposte commerciale contre des importations asiatiques 10:42 Exportations de dattes : la Tunisie franchit les 900 millions de dinars et renforce sa présence au Maroc 10:20 RER de Casablanca : GIDNA décroche deux marchés de 470 millions de dirhams pour de futures gares 10:00 FEC : les financements territoriaux accélèrent au premier semestre 2026 09:45 Commerce extérieur : le Maroc et l'Inde renforcent leurs axes d'investissement stratégiques 09:30 Projet de potasse de Khemisset : l’arbitrage contre le Maroc se poursuivra jusqu’en 2028 09:30 RNI-PAM : le RNI dénonce des tentatives de ralliement à l’approche des élections 09:00 Futsal : le Maroc domine l’Arabie saoudite et poursuit sa préparation à la CAN 2026 08:44 Tétouan célèbre son héritage andalou avec la deuxième édition des Andalousies de la Méditerranée 08:30 Cybersécurité militaire : le Maroc intègre la plateforme Garda Cyber de l’américain Lyntris 08:01 OCP Nutricrops renforce son rôle dans l’approvisionnement du Bangladesh en engrais 08:00 DGSN : près de 4 000 enfants bénéficient des colonies de vacances en 2026 07:56 Abandon scolaire au Maroc : l'Unicef appelle à une stratégie nationale globale 06:48 Météo : chaleur, orages et vents soutenus sur plusieurs régions 16:15 Tanger met l’artisanat marocain à l’honneur avec une exposition réunissant 90 exposants 15:45 Anniversaire de SAR la Princesse Lalla Meryem : un engagement constant en faveur des femmes et des enfants 15:00 Plaques d’immatriculation au Maroc : ce qui change avec le nouveau modèle et l’échéance du 31 décembre 14:45 Rentrée scolaire 2026-2027 : Meknès renforce les préparatifs dans les établissements 14:00 Kénitra : l’usine automobile de Stellantis accélère sa montée en puissance 13:30 Élections législatives 2026 au Maroc : les électeurs commencent à recevoir leurs avis de bureaux de vote 13:00 Accidents de la circulation : 28 morts et plus de 2 800 blessés en une semaine au Maroc

Crise énergétique : le Maroc sous pression

Dimanche 22 Mars 2026 - 14:30
Par: Naji khaoula
Crise énergétique : le Maroc sous pression

Selon une récente analyse d’Allianz Research, le Maroc figure parmi les pays « les plus exposés aux risques » en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient et de fermeture du détroit d’Ormuz. Cette vulnérabilité découle principalement de sa forte dépendance aux importations de produits pétroliers, qui le rend particulièrement sensible aux fluctuations des prix mondiaux de l’énergie.

Le rapport souligne que le Maroc illustre parfaitement le concept de « dépendance énergétique », avec des impacts potentiels sur la valeur du dirham et sur la croissance économique. D’autres pays de la région, comme l’Égypte, la Tunisie ou la Jordanie, connaissent également une position « fragile » en raison de leur besoin structurel en importations.

Malgré ces risques, le Royaume dispose de certaines « lignes de défense » économiques. Ses réserves de devises couvrent environ six mois d’importations, offrant une marge de manœuvre pour amortir un choc sur les ménages et les entreprises. Toutefois, si le conflit venait à s’enliser, le Maroc se situerait dans une zone de « pression aiguë » (Acute Pressure) pour deux raisons principales.

La première est structurelle : le « triple déficit » du pays. Le bilan énergétique affiche un déficit de -5 % du PIB, auquel s’ajoutent un déficit budgétaire de -4,5 % et un déficit du compte courant de -1,5 %. Cette combinaison rend le dirham et les obligations souveraines « vulnérables à des fluctuations rapides ».

La seconde concerne les stocks stratégiques : avec seulement 30 jours de réserves pétrolières, le Maroc se montre beaucoup moins résilient face aux perturbations géopolitiques que des pays comme la Pologne (121 jours) ou la Chine (100 jours). Les experts avertissent que toute perturbation prolongée du détroit d’Ormuz pourrait provoquer une flambée des prix et, dans le pire des scénarios, une rupture d’approvisionnement.

L’impact sur l’économie nationale serait significatif. Un blocage de plus de trois mois pourrait entraîner une hausse de l’inflation comprise entre +0,8 et +1 point de pourcentage. En cas de rupture d’approvisionnement, le Maroc devrait sécuriser rapidement des volumes suffisants d’hydrocarbures, mettant à l’épreuve sa capacité à gérer des crises énergétiques.

Face à cette situation, les spécialistes insistent sur la nécessité d’accélérer la diversification du mix énergétique afin de réduire la dépendance structurelle. Pour le moment, le pays reste dans une « zone intermédiaire » : exposé mais encore capable de gérer les chocs, à condition qu’ils ne se traduisent pas par une pénurie physique d’approvisionnement.

Sur le plan monétaire, Allianz Research recommande à Bank Al-Maghrib de maintenir ses taux directeurs (« on hold ») pour stabiliser le dirham et contenir l’inflation importée. Enfin, le rapport évoque l’apparition possible d’une « prime de risque énergétique », susceptible de renchérir le coût du financement et d’exercer une pression supplémentaire sur la monnaie nationale.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.