Urgent 14:01 Intelligence artificielle : le Maroc prend la tête de l’Afrique du Nord en matière de gouvernance 13:46 Légumes marocains : les exportations progressent en Europe face à une concurrence accrue 13:26 Réputation mondiale : le Maroc se hisse au 27e rang du RepCore Nations 2026 13:06 Dakhla : la commercialisation des palourdes et des huîtres de Boutalha de nouveau autorisée 13:02 SM le Roi félicite la présidente de la République de Moldavie à l'occasion de la fête nationale de son pays 12:33 Transfert : L'internationale marocaine Sanaa Mssoudy rejoint la France et signe à Fleury 11:40 Mercato : Fayçal Fajr en négociations avancées avec le Moghreb de Tétouan 11:38 Culture et environnement : les temps forts de la 22e édition du Festival des Plages 11:27 Camps de Tindouf : une fondation saisit l’ONU sur de graves violations présumées des droits humains 11:21 Sebta : douze Marocains arrêtés après l’attaque d’un véhicule militaire espagnol 11:19 Maroc–Royaume-Uni : Londres explore un nouvel accord sur les marchés publics 11:19 Cartier Saada : le chiffre d’affaires recule de 28,5 % au premier trimestre 2026-2027 11:18 Maghrebail renforce ses performances au premier semestre 2026 11:05 Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,25 % à la reprise des échanges 11:05 Rentrée scolaire au Maroc : la pression monte face au marché noir du livre 11:01 Souss-Massa : un projet de dessalement de 15 milliards de DH pour renforcer la sécurité hydrique 11:00 Lamhiriz : les débarquements de la pêche bondissent de 54 % à fin juillet 2026 10:44 Al-Qods : plus de 3.000 cartables distribués pour soutenir la rentrée scolaire 10:28 Sebta : tensions entre habitants et migrants après de nouveaux affrontements 10:00 Engrais phosphatés : le géant marocain OCP construit sa première usine américaine depuis 40 ans 09:55 Décès d’Abdelaziz Bennani, une grande voix de la défense des droits humains au Maroc 09:41 Saïdia accueille la 11e édition du Festival « Cinéma sans frontières » 09:33 Emploi des jeunes au Maghreb : Entre crise structurelle et révolution technologique 09:00 Station-service au Maroc : vers une intégration obligatoire des énergies renouvelables 09:00 Affaire Abderrahim Fakir : les premiers examens cardiaques écartent une pathologie antérieure 08:55 Secteur minier : le Maroc mise sur le titane et l’antimoine pour renforcer son positionnement stratégique 08:32 Flambée de la viande rouge : le budget des ménages marocains sous tension 08:14 Cours des devises : l’euro et la livre sterling parmi les monnaies les plus valorisées face au dirham 07:19 Revue de presse au Maroc : gaming, LGV, mobilité et grands projets au cœur de l’actualité 07:16 Prévisions météo : des orages et des rafales de vent dans plusieurs régions 07:00 Sécurité aérienne : enquête ouverte après la découverte d'un passager clandestin mort à Gatwick 16:29 Hausse des prix à Casablanca : la tomate atteint 5 dirhams dans plusieurs marchés 16:02 Sebta : l’Espagne active un dispositif exceptionnel de sécurité face à la crise migratoire 15:57 Sénégal : des oulémas marocains célèbrent le Mawlid avec les confréries tidianes 15:50 Maroc-ASEAN : Rabat veut devenir le trait d’union entre l’Asie du Sud-Est et l’Afrique 15:00 Tourisme vert au Maroc : comment Saïdia perpétue sa tradition d'excellence environnementale 14:54 Finances publiques : pourquoi le Maroc figure parmi les 16 pays africains conformes aux critères américains

Inéligibilité des condamnés : un débat tendu au Parlement

Vendredi 21 Novembre 2025 - 07:30
Par: Naji khaoula
Inéligibilité des condamnés : un débat tendu au Parlement

La Chambre des représentants s’est fortement divisée autour du projet de loi visant à interdire aux personnes condamnées en première instance de se présenter aux élections législatives. Ce texte, préparé par le ministère de l’Intérieur après des consultations avec les formations politiques, ambitionne de renforcer l’intégrité du Parlement et de prévenir toute intrusion de candidats impliqués dans des affaires de corruption. Mais il soulève un dilemme juridique et politique majeur : comment concilier la protection des institutions et le respect de la présomption d’innocence ?

Un projet conçu pour “assainir” la vie politique

Pour les partisans du texte, l’objectif est clair : préserver la crédibilité de l’institution législative. Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du RNI, a rappelé que la mesure répond à une volonté nationale inspirée par les standards internationaux en matière de moralisation de la vie publique. Selon lui, « rompre tout lien entre le Parlement et les personnes poursuivies pour corruption » est une étape nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens. Il cite notamment l’exemple de la France, où une condamnation en première instance peut déjà entraîner l’inéligibilité.

Touizi défend aussi l’interdiction faite à certains fonctionnaires du ministère de l’Intérieur de se porter candidats, estimant que leur rôle dans l’organisation des élections impose une neutralité totale. Toute influence, même indirecte, pourrait selon lui nuire à la transparence du processus électoral.

La présomption d’innocence au cœur des inquiétudes

À l’opposé, plusieurs députés mettent en garde contre une atteinte grave aux droits fondamentaux. Le chef du groupe du PPS, Rachid Hammouni, a souligné que la présomption d’innocence, garantie par l’article 119 de la Constitution, ne peut être relativisée. « Interdire la candidature sur la base d’un jugement non définitif revient à priver un citoyen de l’un de ses droits politiques les plus essentiels », a-t-il déclaré, rappelant que la Cour constitutionnelle avait déjà censuré des textes similaires dans le passé.

Certains parlementaires craignent également que cette mesure ouvre la porte à des dérives, notamment en cas d’instrumentalisation judiciaire ou de décisions contestées pouvant faire basculer une carrière politique avant même la fin d’un procès.

Des voix pour une approche équilibrée

Entre soutien ferme et rejet catégorique, certains députés ont appelé à davantage de nuance. Abdallah Ghazi (RNI) et Khadija Zoumi (PI) ont plaidé pour une distinction entre les postes à forte influence politique et les fonctions administratives sans lien direct avec le processus électoral. Ils estiment qu’étendre les restrictions à des fonctionnaires de rang inférieur, voire à des retraités, serait excessif et contraire à l’esprit de la réforme.

Pour eux, il est possible de protéger le Parlement sans imposer une inéligibilité généralisée à des catégories qui n’exercent aucune influence sur l’organisation ou la supervision des élections.

Incohérences juridiques et risques de censure

D’autres députés ont mis en lumière plusieurs contradictions dans la formulation du projet. Abdel Samad Haiker (PJD) a rappelé la divergence entre l’âge requis pour être candidat  fixé à 18 ans dans le texte — et la loi en vigueur qui impose un minimum de 21 ans. Il a également pointé l’usage exclusif des condamnations pour corruption comme critère d’inéligibilité, alors que certaines sanctions administratives ou pénales ne reflètent pas nécessairement un défaut de moralité.

Haiker a en outre critiqué l’inéligibilité liée aux peines de destitution (al azl), parfois motivées par des causes administratives ou médicales sans rapport avec des infractions. Pour lui, la réforme risque de se heurter frontalement à la Constitution si elle s’appuie sur des jugements non définitifs, même si l’objectif de lutte contre la corruption reste largement partagé.

Un débat qui illustre les tensions démocratiques

Le débat autour de cette réforme révèle un enjeu fondamental : la volonté d’assainir la vie politique peut-elle justifier une atteinte, même partielle, à la présomption d’innocence ? La question reste ouverte et divise profondément les élus.

Alors que la Commission poursuit l’examen du texte, plusieurs députés ont déjà prévenu que la Cour constitutionnelle pourrait être saisie si la loi est adoptée en l’état. Entre impératif d’intégrité et respect des libertés citoyennes, le Parlement se trouve face à une équation juridique et démocratique délicate, qui pourrait bien redessiner les règles du jeu électoral au Maroc.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.