Guinée-Bissau : les électeurs appelés à se prononcer sur une nouvelle Constitution
Les électeurs de Guinée-Bissau sont attendus aux urnes dimanche 30 août pour un référendum constitutionnel susceptible de redessiner l’équilibre des pouvoirs dans le pays. Au cœur du scrutin, un nouveau texte fondamental qui prévoit notamment un élargissement des prérogatives du président de la République et une réduction significative de la représentation parlementaire.
Cette consultation intervient dans un contexte de transition politique, alors que les autorités envisagent l’organisation d’élections en décembre prochain.
Un président aux pouvoirs élargis
Le référendum a été convoqué par décret le 6 juillet par le président de transition, Horta N’tam. Les citoyens devront se prononcer sur l’entrée en vigueur d’une Constitution adoptée par le Conseil national de transition.
Le projet prévoit de renforcer les pouvoirs du chef de l’État. Celui-ci pourrait notamment nommer ou révoquer le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement, présider le Conseil des ministres et, dans certaines situations prévues par le texte, dissoudre le Parlement.
Selon les informations communiquées par Fernando Vaz, porte-parole du Conseil national de transition, la future Constitution compte 164 articles. Les autorités présentent le système institutionnel envisagé comme un régime semi-présidentiel, tout en renforçant le rôle du président dans le fonctionnement de l’exécutif.
Une Assemblée nationale réduite
La réforme soumise aux électeurs comprend également une refonte de la représentation parlementaire. Le nombre de sièges à l’Assemblée nationale passerait de 102 à 65, tandis que le découpage électoral serait ramené de 29 à 12 circonscriptions.
Cette réduction constitue l’un des changements majeurs du projet constitutionnel et devrait modifier l’organisation de la représentation politique dans le pays.
Le vote du 30 août représente ainsi une étape importante dans le processus de transition en cours. Son issue déterminera le cadre institutionnel dans lequel devraient se dérouler les prochaines élections prévues en décembre.
Au-delà de la seule réforme constitutionnelle, cette consultation pourrait donc ouvrir une nouvelle séquence politique pour la Guinée-Bissau, en redéfinissant les relations entre la présidence, le gouvernement et le Parlement.
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