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France : L'Assemblée nationale appelle à la "libération immédiate" de Boualem Sansal
L'Assemblée nationale française a adopté, mardi, une résolution demandant la "libération immédiate" de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, actuellement incarcéré en Algérie. Le texte, bien que non contraignant, a été soutenu par une large majorité de députés, obtenant 307 voix pour, contre 28 contre et 4 abstentions. Il exige également que toute coopération renforcée entre la France, l'Algérie et l'Europe soit conditionnée au respect des engagements internationaux en matière de droits humains.
La résolution, présentée par Constance Le Grip, rapporteure du texte et membre de la majorité présidentielle, a été défendue comme un appel à l’humanité plutôt qu’une démarche de défiance envers l’Algérie. Elle a souligné que ce texte témoignait de l’engagement de la France à défendre les principes fondamentaux des droits humains. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, a salué l’adoption de la résolution comme un acte symbolique important de la part de la représentation nationale.
Le texte fait écho à la situation préoccupante de Boualem Sansal, âgé de 80 ans, incarcéré depuis mi-novembre 2024. L’écrivain a été condamné à cinq ans de prison, principalement pour avoir tenu des propos considérés comme offensants envers l'intégrité du territoire algérien, notamment au sujet des relations historiques avec le Maroc. En dépit de cette condamnation, il a fait appel. En outre, la résolution dénonce le non-respect du droit à un procès équitable dans son cas, en soulignant ses problèmes de santé, notamment un cancer, qui rendent sa détention particulièrement préoccupante.
Les soutiens à la résolution viennent de divers horizons politiques. Les partis socialistes et écologistes ont voté en faveur du texte, tout comme les députés de l’extrême droite, qui ont exprimé leur soutien à la cause. En revanche, la France Insoumise (LFI) s’est opposée au texte, estimant qu'il risquait de compromettre les chances d'obtenir la libération de Sansal en mettant en péril les relations diplomatiques avec l’Algérie. Plusieurs membres de LFI ont néanmoins exprimé leur soutien à la libération de l’écrivain tout en dénonçant la forme du texte jugée trop offensive.
Le texte souligne également la situation des prisonniers d’opinion en Algérie, notamment les militants, journalistes et défenseurs des droits de l’homme, dont la détention est régulièrement critiquée par des organisations internationales. La résolution appelle ainsi à des avancées concrètes en matière de respect des libertés fondamentales avant toute intensification de la coopération entre la France et l’Algérie.
Le cas de Boualem Sansal, écrivain reconnu pour son engagement et ses écrits percutants sur la politique et la société algériennes, attire une attention croissante sur la situation des droits humains en Algérie. La communauté internationale continue de suivre de près son dossier, espérant une issue favorable à son appel.
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