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Homs : La communauté alaouite entre violence et peur des représailles
Dans la ville syrienne de Homs, bastion des communautés sunnite, alaouite et chrétienne, les tensions entre ces groupes sont à leur comble. Depuis la prise de Damas par une coalition rebelle menée par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) en décembre 2024, les quartiers alaouites de la ville vivent dans la crainte des nouvelles autorités. Des centaines d'arrestations ont eu lieu, principalement dans le quartier de Zahra, avec des chiffres variant entre 1.380 et 1.800 personnes arrêtées, selon différents témoins et observateurs.
Les arrestations touchent un large éventail de personnes : militaires, anciens officiers de l'armée, ainsi que des civils. Les autorités rebelles assurent viser uniquement les anciens membres du régime de Bachar al-Assad et n'ont pas l'intention de nuire aux minorités, mais la violence contre les alaouites, longtemps associés au clan Assad, a considérablement augmenté. L'Observatoire syrien des droits de l'homme rapporte au moins 150 meurtres d'alaouites, principalement dans les provinces de Homs et Hama, depuis décembre.
Dans les quartiers de Homs à majorité alaouite, des barrages de contrôle sont installés et des hommes armés en treillis vérifient les identités. Des témoignages font état d'interrogatoires sur les appartenances confessionnelles et de violences, dont l'une d'elles montre des militaires battus devant leurs épouses. Les autorités locales ont promis de libérer les détenus, mais les victimes s'inquiètent de l'ampleur des abus.
Dans le même temps, des vidéos de violences circulent, et un membre de HTS a été filmé en train de violenter des détenus, affirmant que les victimes étaient des membres des milices pro-Assad responsables de massacres au début de la guerre. Les opérations de "nettoyage" des quartiers se poursuivent, selon Abou Youssef, un responsable de HTS, qui précise que les zones ne sont pas encore totalement débarrassées des "restes du régime".
Malgré ces violences, certains habitants aspirent à la paix et au vivre-ensemble, comme Fayez al-Jammal, un retouré qui, après avoir vécu en exil au Liban, déclare vouloir une vie sans sectarisme.
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