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Les habitudes de paiement au Maroc : L'énigme de l'argent liquide
Au cœur du Maroc, un phénomène économique intriguant se dévoile à travers les chiffres révélés par une étude récente de Bank Al-Maghrib. Dans ce pays où les traditions rencontrent la modernité, l'argent liquide, sous forme de billets de banque, maintient une emprise remarquable sur la vie financière des Marocains, défiant même l'essor des cartes de crédit et des transactions dématérialisées.
Selon les conclusions de cette étude, le Maroc se distingue en affichant l'un des ratios les plus élevés au monde en termes de circulation fiduciaire par rapport au PIB. Malgré l'avènement des moyens de paiement électroniques, les liens entre les Marocains et l'argent comptant, en particulier les billets, restent étrangement forts. La demande persistante en espèces témoigne de cette connexion, augmentant à un rythme impressionnant chaque année, dépassant même le taux de croissance moyen du PIB.
La crise mondiale du Covid-19 a également joué un rôle significatif dans ce scénario, avec une augmentation spectaculaire de la demande en espèces en 2020. Cependant, les transactions en argent liquide ont été restreintes pendant les périodes de confinement et les restrictions sanitaires, soulignant à quel point les billets de banque demeurent vitaux dans la vie quotidienne des Marocains.
L'étude met en lumière un aspect particulièrement intrigant de cette préférence pour l'argent comptant : la forte demande de billets de 200 dirhams. Ces billets représentent désormais une part prédominante de la circulation fiduciaire, une tendance qui a considérablement évolué au fil des années. Les chercheurs notent une corrélation intéressante entre les taux d'intérêt et la demande en espèces, révélant comment une hausse du taux d'intérêt créditeur peut influencer la préférence pour certaines coupures.
Une conclusion saisissante émerge de cette étude : une grande proportion des réserves en espèces détenues par les Marocains, principalement sous forme de grosses coupures, ne sont pas utilisées dans leurs transactions quotidiennes. Cela soulève des questions sur les motivations sous-jacentes à cette préférence persistante pour l'argent liquide et les implications que cela pourrait avoir sur l'évolution future des habitudes de paiement au Maroc.
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