Barrage de Tine : dix-huit personnes visées pour détournement de fonds publics
Après plusieurs années de silence judiciaire, l’affaire concernant des irrégularités liées à la construction du barrage de Tine, sur l’oued Tnine entre Had Kourt (province de Sidi Kacem) et Sebt Masmouda (Ouazzane), reprend de l’ampleur. Dix-huit personnes ont été mises en cause, parmi lesquelles des employés de ministères, des responsables d’entreprises de construction et de carburants, ainsi qu’un représentant associatif.
Les accusés sont convoqués le 23 mars devant la salle 6 de la chambre des crimes financiers du tribunal de première instance de Rabat. L’instruction menée par la juge de la cinquième chambre spécialisée dans les crimes financiers a conclu que ces personnes sont poursuivies pour détournement et dilapidation de fonds publics, usage de documents falsifiés et participation à ces actes, qui ont directement porté préjudice au trésor public.
Les investigations ont été menées par le Bureau national de lutte contre la criminalité financière et économique, sous la direction de la police judiciaire de Casablanca, sur instruction du procureur général du Roi à Rabat. Elles font suite à un rapport d’inspection du ministère de l’Équipement et de l’Eau. Les procès-verbaux préliminaires s’étendent sur près de 800 pages et détaillent les auditions et les manipulations financières, notamment sur des factures falsifiées.
L’Inspection générale des finances a relevé de nombreuses irrégularités sur le projet, dont les travaux avaient démarré en 1996 et devaient se terminer en 2012. Le barrage, d’une capacité de retenue de 6,1 millions de mètres cubes, d’une hauteur de 32 mètres et d’une longueur de 240 mètres, avait pour objectif de protéger les zones agricoles de Ouazzane et les régions frontalières de Sidi Kacem contre les inondations, tout en assurant l’irrigation et l’approvisionnement en eau pour le bétail.
Quatre des accusés sont considérés comme principaux responsables de détournements et dilapidations de fonds publics, tandis que les quatorze autres sont poursuivis pour participation à ces actes et usage de documents falsifiés. Tous ont été placés sous contrôle judiciaire, la juge ayant jugé que la gravité des faits ne nécessitait pas leur détention provisoire.
Cette affaire relance le débat sur la transparence et la supervision des grands projets d’infrastructures publics au Maroc, illustrant les conséquences possibles des manquements dans la gestion de fonds publics destinés au développement et à la protection des populations.
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