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La pluie ravive l’optimisme pour la saison des agrumes au Maroc

Jeudi 08 - 16:15
La pluie ravive l’optimisme pour la saison des agrumes au Maroc

Après plusieurs années de tension et d’incertitudes, les pluies récentes dans différentes régions du Maroc apportent un souffle d’optimisme pour la filière agrumicole nationale. Dans des zones clés comme le Gharb et Beni Mellal, les producteurs saluent des précipitations abondantes qui améliorent non seulement les conditions de culture à court terme, mais renforcent aussi la confiance dans le potentiel de la saison.

« Nous attendions ces pluies avec impatience », explique Soufiane Bendennoune, de Citrus Mogador. Selon lui, l’impact est immédiat : fruits plus gros, coloration homogène, croissance rapide et diminution des ravageurs, ce qui réduit le besoin en traitements chimiques intensifs.

Cette embellie tombe à point nommé pour le lancement de la commercialisation des premières oranges Navel marocaines. Si la qualité est au rendez-vous et les volumes satisfaisants, la consommation locale reste insuffisante pour absorber l’ensemble de la production. Les exportateurs misent donc sur des marchés de niche à l’étranger, notamment au Royaume-Uni et aux États-Unis, afin de rester compétitifs.

La concurrence égyptienne demeure néanmoins un facteur de pression sur les prix et les parts de marché. Toutefois, certaines évolutions récentes pourraient rééquilibrer la situation. La reprise progressive du trafic maritime en mer Rouge permet aux exportateurs égyptiens de rediriger une partie de leur production vers l’Asie, réduisant la pression sur les marchés européens. Par ailleurs, la demande locale en Égypte, particulièrement pour l’industrie du jus, contribue à limiter les excédents de fruits frais.

« La résolution de la crise en mer Rouge est bénéfique pour tous », note Bendennoune. « Elle offre plus de visibilité sur les flux et limite le risque de saturation sur certains marchés. L’Égypte cherche un nouvel équilibre, ce qui pourrait aussi jouer en notre faveur. »

Au Maroc, la prudence reste de mise. Les producteurs privilégient l’optimisation des rendements plutôt que l’extension des surfaces cultivées. À Beni Mellal, l’objectif est de retrouver des performances proches de celles d’il y a cinq ans, avec 30 tonnes par hectare.

L’espoir se concentre particulièrement sur les variétés tardives, comme les oranges Valencia et Maroc Late, dont la commercialisation s’étend de avril à septembre, offrant une fenêtre moins exposée à la concurrence internationale et un nouvel élan à l’exportation.

« Nous couvrons presque toute l’année avec nos différentes variétés, ce qui constitue notre force », conclut Bendennoune. Après plusieurs saisons incertaines, les agriculteurs marocains d’agrumes peuvent enfin entrevoir un horizon plus favorable, porté par la météo et une filière résiliente.



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